GUILLAUME RAMON PRODUCTIONS Mettre en valeur l’humain

Avec près de 20 ans d’expérience d’abord comme photographe de presse puis aujourd’hui comme réalisateur de films et documentaires pour les collectivités, les entreprises, la télévision et le cinéma, Guillaume Ramon a toujours le même objectif : mettre en valeur l’humain.   «Savoir prendre son temps et ne rien laisser au hasard», c’est la philosophie développée […]

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Une des vues aériennes pour le webdocumentaire Bar-le-Duc, comme vous ne l’avez jamais vu.
Une des vues aériennes pour le webdocumentaire Bar-le-Duc, comme vous ne l’avez jamais vu.

Avec près de 20 ans d’expérience d’abord comme photographe de presse puis aujourd’hui comme réalisateur de films et documentaires pour les collectivités, les entreprises, la télévision et le cinéma, Guillaume Ramon a toujours le même objectif : mettre en valeur l’humain.  

«Savoir prendre son temps et ne rien laisser au hasard», c’est la philosophie développée par la société Guillaume Ramon Productions, installée à Bar-le-Duc, au coeur de la Meuse. Tourner une journée entière pour finalement sélectionner que quelques secondes d’un plan après avoir trouvé le bon angle et avoir attendu des heures la bonne lumière, ça peut paraître un peu excessif pour certains, pas pour ce professionnel qui a le goût de l’exigence. Pour justement garantir la qualité à ses productions, le réalisateur lorrain a fait le choix de travailler uniquement avec des caméras et des optiques dédiées au cinéma : «c’est beaucoup plus de contraintes et de temps de mise en place lors des tournages, mais le résultat est toujours au rendez-vous». C’est ainsi qu’il construit jour après jour ses productions que ce soit une publicité pour le seul hôtel restaurant 4 étoiles de Meuse installé à Verdun que le film documentaire de 110 minutes sur la ruralité et le sport, projeté dans deux cinémas en octobre dernier, où il a suivi, entre autres, la vie d’un club de rugby pendant plus d’un an. Actuellement en plein tournage d’un film pour un constructeur d’engins de génie civil, il procède d’ailleurs de la même façon. Tout est d’ailleurs déjà dans sa tête : les images aériennes des premières secondes si importantes, les gros plans sur les ouvriers, sur leurs mains… sur le produit fini.

Des cartes blanches à relever

Depuis vingt ans, pas un seul jour ne se ressemble. Les reportages sont variés avec une prochaine commande d’un film documentaire pour faire la promotion des oeuvres de Ligier Richier qui le conduira au Louvre, à Paris, pour suivre la restauration d’une oeuvre. Le lendemain, c’est au coeur d’une entreprise du CAC 40 qu’il tâchera de mettre en valeur la qualité de la production avant de terminer la semaine par un clip musical. En 2016, la ville de Bar-le-Duc lui a confié la lourde tâche de moderniser sa communication et de valoriser son patrimoine architectural avec la réalisation d’une série de webdocumentaires promotionnels diffusés sur les réseaux sociaux. La carte blanche l’a inspiré puisque un peu plus de 70 000 vues ont été comptabilisées pour les quatre premiers opus. Pour cette série, le choix a été fait de privilégier les anecdotes et les vues inédites. Savoir se différencier est un choix. Et pour chaque projet, l’organisation est la même : prendre son temps, bien préparer en amont, et opter pour la qualité.

Prendre de la hauteur…

En 1996, alors salarié pour une entreprise de photos aériennes dans le Nord de la France il a fait ses armes en hélicoptère avant de revenir à la photo aérienne avec un drone qu’il construit seul en 2009, «à cette époque, il n’y avait pas de législation, pas de règles drastiques et encore très peu de drones en Lorraine, comme ailleurs. Aujourd’hui, l’activité est très encadrée», explique le quadragénaire qui est bien sûr habilité par la Direction générale de l’aviation civil pour faire évoluer ses drones partout en France. «On ne doit pas oublier qu’un drone, c’est juste une caméra qui vole, car le plus important, c’est le cadrage, le regard, la lumière, l’esthétisme…», bref son quotidien depuis plus de 20 ans. A.M.