Agnès Verdier-Molinié face aux entrepreneurs

Agnès Verdier-Molinié, dirigeante de la fondation IFRAP et auteur de «ce que doit faire le (prochain) président» était l’invitée de la première soirée prestige du MEDEF de Meurthe-et-Moselle le 11 octobre à Nancy. Message libéral et entrepreneurial de la part de l’essayiste devant un auditoire acquis à la cause.16 «Nous avons toutes les clés pour […]

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Agnès Verdier-Molinié, dirigeante de la fondation IFRAP et auteur de «ce que doit faire le (prochain) président» était l’invitée de la première soirée prestige du MEDEF de Meurthe-et-Moselle le 11 octobre à Nancy. Message libéral et entrepreneurial de la part de l’essayiste devant un auditoire acquis à la cause.16

«Nous avons toutes les clés pour éviter le mur : en sortant de l’asphyxie fiscale et de la prolifération des normes et des lois, il faut faire le «job» maintenant !» Extrait tiré du livre «Ce que doit faire le (prochain) président» paru juste avant l’élection présidentielle sous la plume d’Agnès Verdier-Molinié. L’essayiste et dirigeante de la Fondation Ifrap, un laboratoire d’idées libéral étudiant l’efficacité des politiques publiques, était présente au Centre de congrès Prouvé de Nancy, guest star de la première édition de la Soirée Prestige organisée par le Medef de Meurthe-et-Moselle. «Si l’on veut réellement redresser la barre, il faut que le gouvernement et le président de la République mettent en place les réformes et surtout qu’ils suivent le calendrier. Le risque est de ne pas faire les choses en grand !», assure la patronne de l’Ifrap avant d’intervenir devant les chefs d’entreprise et décideurs économiques invités pour l’occasion.

Croisée des chemins

«Les réformes annoncées et certaines engagées ne sont-elles pas des écrans de fumée», interroge en introduction Christine Bertrand, la présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle. Même si les réformes engagées apparaissent aller dans le bon sens pour le monde entrepreneurial, bon nombre de dirigeants s’interrogent sur leur réelle mise en œuvre. «Nous sommes dans une situation où il existe une volonté de réformer ! Mais sur certains points, comme sur les ordonnances de la loi Travail, cela n’a pas été assez loin. Les branches professionnelles gardent encore beaucoup de pouvoir.» Même chose au niveau de la fiscalité des entreprises, «baisser la fiscalité du capital est nécessaire pour l’emploi, il faut arrêter de casser la confiance des investisseurs et des jeunes créateurs.» Encore trop tôt pour dire si les choses engagées sont réellement probantes. «Nous sommes à la croisée des chemins, cela peut réussir.» Ou non…