Estelle Schmaltz Souhaite défendre les valeurs nobles du travail

«Je n’ai jamais eu l’idée de créer mon entreprise et de m’installer dans mon cabinet. J’appréciais vraiment mon statut de salariée.» dixit Estelle Schmaltz, psychologue du travail et de la santé, installée près de Thionville. Tout commence en janvier 2016, suite à un licenciement, celle-ci cherche activement un autre poste mais elle s’aperçoit très vite […]

«Je n’ai jamais eu l’idée de créer mon entreprise et de m’installer dans mon cabinet. J’appréciais vraiment mon statut de salariée.» dixit Estelle Schmaltz, psychologue du travail et de la santé, installée près de Thionville.

Tout commence en janvier 2016, suite à un licenciement, celle-ci cherche activement un autre poste mais elle s’aperçoit très vite que la tâche s’avère plus complexe que prévue. Après quelques mois de recherches infructueuses, la lumière refait surface. Soulagée de ces bonnes nouvelles, Estelle Schmaltz croit pouvoir retrouver la tranquillité d’un emploi salarié mais c’est sans compter sur la puissance du destin qui souhaite l’emmener vers une zone encore inexploitée. «Les deux entreprises souhaitaient une psychologue indépendante, c’est alors que j’ai compris qu’il fallait que je me lance avec quelques freins dans cette aventure. J’avais surtout peur de ne plus avoir d’échanges professionnels » explique-t-elle. En ajoutant «qu’il fallait bien remettre le pied à l’étrier tout en sachant qu’il y avait un marché existant et dynamique dans ce domaine.» Très vite, cette décision de se mettre en danger a été payante.

DÉVELOPPER D’AUTRES COMPÉTENCES…

«J’ai décroché deux contrats, d’une part avec Pros-Consulte, entreprise bretonne, qui me confie des projets. Dans ce cadre, j’interviens dans les entreprises afin d’accompagner les salariés ainsi que les managers en cas de conflits ou de fermeture de site par exemple. Et avec l’Institut régional du travail social de Lorraine où je forme les futurs travailleurs sociaux.» précise Estelle Schmaltz. En parallèle, cette dernière souhaite développer la partie bilan de compétences afin de ne pas être tributaire d’une seule entreprise mais également pour varier ses activités. «Pour cela, je dois acheter des tests à une maison d’édition» précise-t-elle. Après plus d’un an d’activité, les freins ont totalement disparu pour laisser place à une grande liberté d’entreprendre. «En tant qu’indépendante, j’ai ce privilège de pouvoir appliquer sans contraintes mes méthodes et à avoir une vue d’ensemble. Et finalement, j’ai aussi réussi à créer mes propres échanges avec des confrères qui pour certains ne partagent pas les mêmes orientations ou encore les mêmes visions. C’est encore plus enrichissant.» indique-t-elle. À terme, Estelle Schmaltz souhaite ouvrir son propre cabinet.