Pôle formation des industries technologiques

L’usine du futur démystifiée

tion sensibilisation autour de l’usine du futur pour une soixantaine d’entreprises régionales le 5 décembre dernier au cœur du site de Maxéville du Pôle formation des industries technologiques de Lorraine. L’occasion de découvrir les dernières installations en matière de formation à l’image d’une ligne dite didactisée d’usine 4.0 développée par le groupe Schneider, et surtout […]

Le site de Maxéville, comme celui de Yutz, du Pôle formation des industries technologiques de Lorraine possède une véritable unité «Usine du futur» pour former les apprentis et les salariés des entreprises.
Le site de Maxéville, comme celui de Yutz, du Pôle formation des industries technologiques de Lorraine possède une véritable unité «Usine du futur» pour former les apprentis et les salariés des entreprises.

tion sensibilisation autour de l’usine du futur pour une soixantaine d’entreprises régionales le 5 décembre dernier au cœur du site de Maxéville du Pôle formation des industries technologiques de Lorraine. L’occasion de découvrir les dernières installations en matière de formation à l’image d’une ligne dite didactisée d’usine 4.0 développée par le groupe Schneider, et surtout de prendre conscience de la nécessité de franchir le pas, et vite, pour faire face à cette 4e révolution industrielle afin de rester compétitifs.

 

«En France, bon nombre d’entreprises ont pris du retard ! Le train est en train de passer, il faut s’y mettre et rapidement.» L’urgence serait-elle de mise pour les TPE et PME industrielles en matière d’usine du futur, cette fameuse 4e révolution industrielle mêlant robotique, cobotique (collaboration entre l’homme et le robot) et nouvelle approche managériale dans la conception et l’exécution des process ? La question ne semble même plus se poser à en croire les dires de Pascal Ignaczak, le directeur adjoint production innovation du Pôle formation des industries technologiques de Lorraine à l’occasion d’une demi-journée de sensibilisation sur le sujet le 5 décembre dernier sur le site de Maxéville du Pôle formation. «L’objectif est de sensibiliser toujours et encore sur le sujet et de montrer les différents outils que le Pôle propose aussi en formation, en apprentissage ainsi qu’au niveau de la formation continue des collaborateurs.» La partie sensibilisation et explication de cette fameuse dénomination Usine du futur a été réalisée en début d’après-midi par Alain Bohrer, le correspondant régional de l’Alliance industrie du futur avec l’appui de quatre témoignages d’entreprises régionales ayant déjà abattu la carte de cette usine 4.0 (ThyssenKrupp Presta France, De Buyer, Défamétal et Clarion).

60 % des métiers de demain sont à créer

«Il est indispensable aujourd’hui d’anticiper les besoins de demain. On a coutume de dire que 60 % des métiers de demain sont à créer. Notre objectif est de former les apprentis et les salariés des entreprises aux nouvelles techniques et technologies comme la robotique, la cobotique, la réalité virtuelle et augmentée, la fabrication additive ou encore l’efficience énergétique.» Histoire de répondre à ces nouveaux besoins en formation version usine 4.0, le Pôle formation des industries technologiques de Lorraine est en train de fournir à ses sept sites des équipements high tech. Maxéville et Yutz s’affichent aujourd’hui comme les deux sites pilotes en la matière avec chacun une véritable installation Usine du futur. «L’an prochain, les sites de Thaon-les-Vosges et d’Henriville en seront également équipés», assure Pascal Ignaczak. Fer de lance de cette installation : une ligne dite didactisée usine 4.0 mise en œuvre sur le site de Maxéville par les équipes du groupe Schneider. «Cet outil permet de former les techniciens aux nouvelles technologies et aux méthodes de production.» Le tout est aujourd’hui opérationnel et vient compléter une autre ligne de formation (début en 2017) dite «Objectif Lean», basée sur la fameuse technique de management et de production Lean. «Même si l’on parle d’usine du futur, d’usine 4.0, l’intérêt majeur est que l’humain demeure au cœur des process.» Une donne toujours bonne à rappeler.