Saint-Christophe construit sa planète à Maxéville

Le groupe Saint-Christophe vient de lancer la construction de son village automobile sur les hauteurs du site Saint-Jacques à Maxéville. Ses cinq concessions (Ford, Land Rover, Kia, Volvo et Jaguar) de l’agglomération nancéienne seront regroupées sur un site de quatre hectares. Installation de la centaine de collaborateurs prévue entre mars et juin 2019. Coût de […]

376
C’est sur le site Saint-Jacques de Maxéville que le groupe Saint-Christophe installe son village automobile. Livraison prévue entre mars et juin 2019.

Le groupe Saint-Christophe vient de lancer la construction de son village automobile sur les hauteurs du site Saint-Jacques à Maxéville. Ses cinq concessions (Ford, Land Rover, Kia, Volvo et Jaguar) de l’agglomération nancéienne seront regroupées sur un site de quatre hectares. Installation de la centaine de collaborateurs prévue entre mars et juin 2019. Coût de l’opération : 15,5 millions d’euros.

Une emprise de quatre hectares, un bâtiment de 10 000 m² sur le site Saint-Jacques à Maxéville le long de la D400 et de l’autoroute A31 juste en face de l’espace Aubade à la croisée des différents nœuds routiers et autoroutiers de la région, le tout pour un investissement affichant les 15,5 millions d’euros. Le groupe automobile Saint-Christophe piloté par Francis Bartholomé, Patrick Colin, Philippe Swaenepoel et Bruno Fischer, vient de débuter la construction de son «Village Automobile», comme le définit Bruno Fischer, directeur général du groupe champenois. Une mini planète où les cinq concessions (Ford, Land Rover, Kia, Volvo et Jaguar) seront regroupées dans une même structure. «Cela devenait une nécessité, nous commencions à être légèrement à l’étroit au niveau des différentes concessions de l’agglomération nancéienne.» Les concessions historiques de Laxou et d’Essey-lès-Nancy quitteront leurs locaux actuels (détenus en location) pour gagner les hauteurs de Maxéville «à l’horizon de mars-juin 2019.» Un projet d’envergure lancé il y a un peu plus de deux ans. Francis Bartholomé l’avait annoncé alors à l’occasion d’une réunion organisée au sein de l’Écoparc de Maxéville où le futur village automobile de Saint-Christophe va prendre place. «Au départ, nous étions partis sur un projet d’éco-concession avec une forte consonance développement durable. Cela représentait un coût supplémentaire de près de 20 %. L’aspect écologique et développement durable sera naturellement présent dans le projet qui est en train de se mettre en œuvre mais à un degré moindre.»

Nouvelle expérience d’achat

Deux ans d’études, de travaux et surtout de recherche de consensus entre les différentes marques représentées pour que chacune puisse implanter son concept et une identité propre. «Le vaisseau amiral demeure Ford mais toutes les autres marques posséderont des espaces bien définis et spécifiques. Notre objectif est d’apporter une nouvelle expérience d’achat dans le secteur de l’automobile.» L’écrin à venir a été dessiné par l’agence d’architecture francilienne spécialisée dans le secteur automobile, Archipel 41. Cinq concessions regroupées avec des services mutualisés à l’image d’un magasin de pièces détachées de trois étages et atout de taille annoncé la présence d’une carrosserie alu jugée unique dans la région «pour répondre aux exigences des constructeurs haut de gamme.» (voir encadré) ou encore d’un service de carrosserie rapide. Le tout avec une capacité d’accueil de près de mille places de parking permettant d’accueillir les clients mais aussi d’offrir un parc de stockage important notamment au niveau des véhicules d’occasion (VO). «L’outil que nous mettons en place va nous permettre d’aller chercher du volume, notamment, au niveau des VO. La rentabilité de demain passera par les VO et nos services en matière de carrosserie et non plus uniquement par le vente de véhicules neufs.» Une nécessité pour rentabiliser cet investissement conséquent.