des beaux mots et des bons mets

Les collaborateurs des bureaux du quartier des Rives de Meurthe commencent à bien le connaître pour en avoir fait pour certains leur quasi-cantine. O Petit Poète, installé fraîchement du côté du 45 rue du Maréchal Victor à Nancy en lieu et place de la Bonne Gamelle, détonne dans ce quartier nancéien par son authenticité et […]

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Les collaborateurs des bureaux du quartier des Rives de Meurthe commencent à bien le connaître pour en avoir fait pour certains leur quasi-cantine. O Petit Poète, installé fraîchement du côté du 45 rue du Maréchal Victor à Nancy en lieu et place de la Bonne Gamelle, détonne dans ce quartier nancéien par son authenticité et sa bistronomie affichée.

 

Il pourrait faire figure d’irréductible petit village gaulois version restauration ! Au 45 rue du Maréchal Victor à Nancy, en plein cœur des Rives de Meurthe à quelques encablures du complexe Kinépolis et de ses restaurants aux alentours, O Petit Poète est l’un des rares établissements indépendants à être installé dans les édifices d’antan de ce quartier nancéien en pleine métamorphose. Propriété de Christophe Adam, l’établissement qui accueillait auparavant la Bonne Gamelle, est tenue en gérance par Cyrille Jarosz depuis la fin de l’année dernière. Autodidacte et passionné de cuisine, cet ancien commercial a décroché son CAP cuisine en juin dernier. À 36 ans, il évolue aujourd’hui dans son univers épaulé dans son ouvrage quotidien par Didier en cuisine et Cassandra en salle. 45 couverts au total pour une ouverture du lundi au vendredi avec réservation quasi obligatoire en soirée. Dans l’assiette : «pas de recette miracle, une cuisine du marché avec des produits frais et du fait maison de l’entrée au dessert», assure le chef des lieux. «Les gens veulent de l’authenticité et du bien manger.» Un plat végétarien, une viande, un poisson sont proposés chaque jour «avec une carte réduite qui change toutes les semaines.» Un ticket moyen entre 16 et 20 euros «pour une moyenne d’une trentaine de couverts tous les jours.» Pas de chichi mais du bon avec une bistronomie indéniable affichée dans un cadre chaleureux et une déco similaire mais sans trop en faire. «Nous avons envie de continuer à nous développer mais tout en gardant notre approche initiale.»

Quand la bistronomie rencontre la poésie

De l’authentique qu’on vous dit. «Quand la bistronomie rencontre la poésie, il y a souvent un coup de foudre.» Christophe Adam affiche sa devise sur la carte de visite du restaurant ce qui en dit long sur l’âme recherchée des murs quasi palpable. Des beaux mots pour des bons mets, une façon d’être à partager. Le partage ! S’il est présent le midi «avec une clientèle souvent composée de collaborateurs des bureaux environnants», il prend tout son sens les soirs où à côté de l’aspect restauration, O Petit Poète fait office également de lieu de petites prestations scéniques aussi bien musicales, littéraires ou d’autres volets artistiques. «Dans la cuisine où flotte une senteur de thym. Au retour du marché comme un soir de butin. S’entassent pêle-mêle avec les lourdes viandes, les poireaux, les radis, les oignons en guirlandes, les grands choux violets, le rouge potiron, la tomate vernie et le pâle citron.» Des extraits de prose et de vers, comme ceux du poète du XIXe Albert Samain (La Cuisine pour les puristes), ponctuent la carte mettant en valeur le menu par une note bien pensée. Une belle entrée en matière à la sauce épicurienne. En plus de bien manger, les convives ressortent de table un peu plus cultivés… enfin pour ceux qui sont réceptifs aux beaux mots.