Immobilier - Baromètre BNP Paribas Real Estate

Dynamisme aujourd’hui, rupture demain ?

Le 22 mars à Metz, BNP Paribas Real Estate présentera ses traditionnelles études annuelles sur le marché de l’immobilier d’entreprise à Nancy et à Metz. Si un certain dynamisme apparaît présent, des interrogations s’installent aujourd’hui sur l’offre à venir. Une rupture semble plus que probable à Metz comme à Nancy. Stabilité des transactions en 2017 […]

378
À Nancy comme à Metz, des interrogations s’installent aujourd’hui au niveau de l’offre neuve. Une rupture est fort probable dans les deux à trois années à venir.

Le 22 mars à Metz, BNP Paribas Real Estate présentera ses traditionnelles études annuelles sur le marché de l’immobilier d’entreprise à Nancy et à Metz. Si un certain dynamisme apparaît présent, des interrogations s’installent aujourd’hui sur l’offre à venir. Une rupture semble plus que probable à Metz comme à Nancy.

Stabilité des transactions en 2017 avec une part du neuf en forte progression pour Nancy avec 40 600 m² placés affichant une légère hausse du volume placé de l’ordre de 1 % . Un volume des transactions en forte hausse pour Metz avec 36 500 m² affichant une progression de près de 64 %. Le tout avec un retour (et c’est notable) des «grosses» surfaces supérieures à 1 000 m². C’est ce qui ressort des études sur le marché de l’immobilier d’entreprise dans les deux capitales lorraines réalisées par BNP Paribas Real Estate (elles seront toutes deux présentées le 22 mars prochain à Metz). Derrière ces chiffres, qui se veulent comme une prise de température générale du marché de l’immobilier d’entreprise dans la région, se cachent bon nombre de disparités entre les deux moteurs régionaux nancéiens et messins. «Nancy, après une année 2016 très poussée affiche aujourd’hui une certaine stabilité», assure Nancy Spann, directrice associée chez BNP Paribas Real Estate. «Huit opérations représentent à elles seules près de 21 500 m². Les opérations dans le neuf représentent près de la moitié du volume (20 100 m²) et sont trois fois supérieures à 2016. Il est à souligner sur Nancy, une opération de 9 900 m² avec l’installation du siège d’Harmonie Mutuelle à Laxou, du jamais vu depuis plus de dix ans.» À Metz, le boom enregistré s’explique par «six grosses opérations représentant à elles seules plus de 20 000 m² principalement dans le quartier de l’amphithéâtre et les opérations dans le neuf représentent un quart du volume placé en 2017, soit 9 000 m², ce qui représente une augmentation de presque 100 % par rapport à 2016.» Côté perspectives pour l’année 2018, le moral apparaît au beau fixe pour la professionnelle de l’immobilier.

Cap sur les technopôles…

 «Il y a toujours un dynamisme dans les deux villes. À Metz, il va y avoir la livraison des programmes Premium et Platinium sur le quartier de l’Amphithéâtre et en 2019 la livraison du programme l’Arénas et la libération de l’immeuble Divo. À Nancy, 2018 verra la livraison de la deuxième phase du programme de Franck Immobilier sur le quartier Nancy Grand Cœur et l’immeuble Austrasian sur les Rives de Meurthe. En 2019, c’est l’Îlot N sur Nancy Grand Cœur qui sera livré.» 2018 semble donc s’annoncer, d’après les études de BNP Paribas Real Estate, comme une année positive pour le secteur de l’immobilier d’entreprise après plusieurs années moroses. Reste que plusieurs interrogations commencent à s’installer et notamment au niveau de l’offre neuve disponible. «À Nancy, sur un an, elle est en retrait de 2 % par rapport à 2016. Ce retrait est surtout dû à l’offre neuve car l’offre de seconde main progresse. Aujourd’hui on peut estimer le parc tertiaire de Nancy à 1 216 000 m² avec un taux de vacance à 6 %. À Metz, la situation commence à être un peu plus tendue. En centre-ville, les premières implantations dans les nouveaux programmes du quartier de l’Amphithéâtre ont engendré un retrait de l’offre de 25 %. Le parc tertiaire de Metz Technopôle est estimé à 140 000 m² avec un taux de vacance à 3,4 %.» Si les centres-villes et surtout les centres gares se sont affichés ces dernières années comme les moteurs des marchés nancéien et messin, il semble bien qu’aujourd’hui ce sont les périphéries et notamment les technopôles (technopôle de Metz et le technopôle Henri Poincaré à Nancy) qui tireront le marché demain… à condition que tout soit mis en œuvre pour leur réel développement et accessibilité.