Un optimisme à tempérer…

Industrie, services marchands, bâtiment et travaux publics, la dernière note de conjoncture de la Banque de France pour la région Grand Est dresse un bilan plutôt optimiste du climat conjoncturel. Une donne en corrélation avec les perspectives 2018 présentées en début d’année.   Les assez bonnes perspectives 2018 commenceraient-elles à se confirmer ? La réponse peut […]

Industrie, services marchands, bâtiment et travaux publics, la dernière note de conjoncture de la Banque de France pour la région Grand Est dresse un bilan plutôt optimiste du climat conjoncturel. Une donne en corrélation avec les perspectives 2018 présentées en début d’année.

 

Les assez bonnes perspectives 2018 commenceraient-elles à se confirmer ? La réponse peut tendre vers l’affirmative à la lecture de la dernière note conjoncturelle éditée par la Banque de France pour la région Grand Est (disponible sur le site : www.banque-france.fr) même si la prudence demeure de mise dans certains secteurs à l’image des services marchands. «L’activité et la demande dans les services marchands se sont globalement tassées en février. On relève toutefois de nettes disparités entre les branches, avec notamment une croissance toujours soutenue dans le travail temporaire. Les prix poursuivent leur tendance haussière, permettant aux trésoreries de rester à des niveaux plutôt confortables», assure la Banque de France. Côté prévisions d’activité : «ils restent optimistes et s’accompagneraient de nouvelles embauches.»

BTP : amélioration ?

Dans le chapitre Industrie : «l’activité globalement s’est stabilisée en février. Des disparités sont toutefois relevées entre les secteurs. En effet, si les équipements électriques, mécaniques et électroniques ainsi que la branche automobile affichent des performances mensuelles en repli, le secteur de l’agroalimentaire est stable et celui des autres produits industriels voit sa production augmenter.» Le tout avec des carnets de commandes qui demeurent satisfaisants. «À court terme, les chefs d’entreprise de l’industrie anticipent une croissance de leur production accompagnée de quelques recrutements.» Côté BTP, les choses apparaissent également pas trop mal engagées. «Il y a une poursuite de l’amélioration de l’activité et des carnets de commandes dans ces deux secteurs. Ils enregistrent une légère hausse de leurs effectifs, avec un recours accru à l’intérim dans le bâtiment.» La Banque de France note également «un arrêt de la dégradation des prix» même si «le contexte demeure encore fragile, avec des prix bas, peu rémunérateurs.» Tout est loin d’être rose quand même…