Grand Est : le travail illégal en ligne de mire

Renforcement de la lutte contre le travail illégal dans le secteur du BTP dans le Grand Est ! Le 3 mai, la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), la FFB (Fédération française du bâtiment), la FRTP (Fédération régionale des travaux publics) Grand Est et l’État viennent de signer une convention de partenariat. […]

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Renforcement de la lutte contre le travail illégal dans le secteur du BTP dans le Grand Est ! Le 3 mai, la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), la FFB (Fédération française du bâtiment), la FRTP (Fédération régionale des travaux publics) Grand Est et l’État viennent de signer une convention de partenariat. Objectif : renforcer les actions d’information et de sensibilisation des entreprises.

 Le Grand Est, première région d’accueil des travailleurs détachés dans le BTP sur le territoire national avec pas moins de 16 000 salariés répertoriés l’an passé, une façon de dire que la région est particulièrement exposée à la fraude. Constat tiré le 3 mai à la préfecture du Grand Est en préambule à la signature d’une convention de partenariat entre l’État, la Capeb, la FFB et la FRTP Grand Est pour lutter contre le travail illégal et les fraudes aux détachements dans le BTP. «Le constat est unanime que des entreprises établies dans l’Union européenne peuvent proposer des travaux à des prix très bas parce qu’elles s’affranchissent des règles applicables en matière de détachement malgré un premier renforcement des contrôles», assure Jean-Marc Schaffner, le président de la FFB Grand Est.

Contrôles renforcés

«Le travail illégal représente un véritable fléau pour l’emploi et contribue principalement à l’aggravation du chômage», ajoute son homologue de la FRTP, Patrice Haltebourg. Même constat pour Maurice Karotsch, vice-président de la Capeb Grand Est : «la lutte contre cette concurrence sauvage est une de nos priorités absolues et particulièrement dans le Grand Est.» Le renforcement des contrôles de la part de la Direccte via l’Uracti (Union régionale d’appui et de contrôle pour la lutte contre le travail illégal) a d’ailleurs été annoncé au même titre que la sensibilisation des entreprises du secteur.