L’avenir de Novacarb en jeu…

Le projet d’une centrale de cogénération biomasse Novawood, porté par le chimiste Novacarb (groupe Novacap) sur son site de la Madeleine à Laneuveville-devant-Nancy, attend aujourd’hui une réponse de l’État afin de mener à bien ce projet indispensable pour la pérennité du site. Une mobilisation des acteurs économiques, politiques du territoire s’est déroulée le 10 juillet […]

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Le projet d’une centrale de cogénération biomasse Novawood, porté par le chimiste Novacarb (groupe Novacap) sur son site de la Madeleine à Laneuveville-devant-Nancy, attend aujourd’hui une réponse de l’État afin de mener à bien ce projet indispensable pour la pérennité du site. Une mobilisation des acteurs économiques, politiques du territoire s’est déroulée le 10 juillet aux côtés de l’ensemble des quelque 1 350 salariés.

 

«Il faut concrétiser le projet Novawood pour assurer la pérennité de Novacarb. Le soutien de l’État est nécessaire et urgent.» Le ton est solennel de la part de Dominique Jacob, le directeur de l’usine de la Madeleine du chimiste Novacarb (groupe Novacap) le 10 juillet devant une assemblée regroupant les salariés du site et les forces vives du territoire de Métropole du Grand Nancy, élus et politiques en première ligne. Une union sacrée pour faire aboutir ce projet de centrale de cogénération biomasse. «Nous avons l’autorisation d’exploiter le permis de construire mais l’appel d’offres auquel nous avons répondu auprès de la commission de régulation de l’énergie l’an passé et où nous avions été présélectionnés en deuxième position est aujourd’hui caduc.» Bilan des courses : le chimiste attend que «le gouvernement, qui garde tout son soutien à l’industrie nationale dans sa reconversion énergétique, apporte une solution et un nouveau mécanisme pour faire avancer le projet.»


Solution à la fin du mois ?

 

Le 5 juillet, Édouard Philippe, le Premier ministre a annoncé au Sénat (suite à une question sur le sujet du sénateur de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson) : «vouloir travailler avec l’entreprise et les autorités publiques locales pour trouver des solutions efficaces.» Un interlocuteur unique est attendu «pour prolonger cet engagement pris par le Premier ministre.» Dans une lettre datée du 11 juillet adressée à Édouard Philippe, André Rossinot, le président de la Métropole du Grand Nancy assure «qu’il serait souhaitable qu’une solution à ce dossier émerge avant la fin du mois de juillet dans le souci de la pérennité de l’entreprise (…) Il vous appartient de trouver la formule la plus adaptée à ce dossier qui est bon, solide et expertisé.» Verdict dans quelques jours…