Conjoncture Grand Est : Des signaux toujours positifs mais bien timides…

Si le ralentissement de la croissance nationale au deuxième trimestre est avéré avec une légère hausse de 0,2 % du PIB entre avril et juin dernier d’après les derniers chiffres de l’Insee parus le 27 juillet, dans la région Grand Est certains signaux apparaissent toujours comme positifs à en croire la dernière note régionale de […]

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Le secteur de la construction apparaît réellement reprendre aujourd’hui même si pour bon nombre de professionnels, notamment les artisans du secteur, les marges ne sont pas encore au rendez-vous.

Si le ralentissement de la croissance nationale au deuxième trimestre est avéré avec une légère hausse de 0,2 % du PIB entre avril et juin dernier d’après les derniers chiffres de l’Insee parus le 27 juillet, dans la région Grand Est certains signaux apparaissent toujours comme positifs à en croire la dernière note régionale de conjoncture parue mi-juillet même si plusieurs nuages conjoncturels pourraient s’immiscer dans les prochains mois malgré une consommation des ménages qui semble reprendre.

 

Une hausse nationale du PIB (produit intérieur brut) de seulement 0,2 % au deuxième trimestre, ni plus ni moins qu’au premier trimestre. Un nouveau trou d’air de la croissance française semble donc bien être enregistré à en croire les chiffres nationaux divulgués par l’Insee le 27 juillet dernier. L’institut prévoit une croissance de 1,7 % cette année dans l’Hexagone tandis que le gouvernement espère atteindre les 2 %. Reste que cette vision nationale globale est différemment ressentie dans les régions. Dans le Grand Est : «la situation économique de la région évolue comme celle des autres régions métropolitaines dans un contexte général de ralentissement européen», explique l’Insee régional dans sa dernière note de conjoncture parue fin juillet (les chiffres concernent le premier trimestre de cette année : ndlr). «La progression de l’emploi salarié est limitée au premier trimestre, soutenue cette fois-ci par le tertiaire et la construction. Le taux de chômage augmente à nouveau, mais reste contenue en deçà de 9 % pendant que le nombre de demandeurs d’emploi poursuit son recul.»


BTP : la reprise ?

 

Cela s’est pour le panorama général. Dans les détails, l’enquête révèle que le vieil adage «quand le bâtiment va, tout va !» n’est pas encore réellement en train de se confirmer même si les choses commencent à s’améliorer en la matière. «Sur la période récente, les mises en chantier sont moins dynamiques. + 1,4 % dans le Grand Est mais mieux orientés qu’au niveau national (- 0,8 %). C’est dans l’Aube et la Haute-Marne que le nombre de logements commencés varie le plus (respectivement + 10 % et + 9 %). À l’inverse, la baisse des mises en chantier est importante dans les Ardennes, la Marne et les Vosges (- 5 %).» Les orientations apparaissent en général positives dans ce secteur de la construction en se basant sur un glissement annuel d’avril 2017 à mars 2018. «Dans le non résidentiel, la conjoncture dans le Grand Est est aussi bien orientée en ce qui concerne les autorisations de constructions et également les mises en chantier. Le nombre de permis de construire est en hausse de 25,1 % par rapport à la même période un an auparavant, plus qu’au niveau national (+ 9,5 % France entière). Par rapport au cumul du trimestre précédent, le nombre de permis augmente de 5,6 % contre 2,7 % à l’échelon national. De même les ouvertures de chantier croissent de 11,8 % en glissement du cumul sur un trimestre (+ 3,1 % en France).» Une donne confirmée par l’étude conjoncturelle de la Banque de France pour le second trimestre cette fois-ci mentionnant que «l’activité dans le BTP s’est accrue au cours du second trimestre tirée notamment par le second œuvre. La demande reste soutenue et les carnets de commandes correctement garnis.» Au final, la conjoncture apparaît toujours favorable pour le secteur de la construction même si bon nombre de professionnels via, notamment, leurs fédérations qui assurent qu’aujourd’hui la problématique des marges demeure toujours importante. Elles sont toujours aussi faibles notamment pour les artisans du secteur.