Peau de chagrin dans le Grand Est

Avec 5 554 100 habitants (au 1er janvier 2017) et à peine 50 000 habitants gagnés en dix ans, le Grand Est s’affiche comme la région de France où le taux de croissance démographique moyen est le plus faible. La baisse de la population se poursuit entraînant certaines interrogations, notamment en termes d’attractivité.   La démographie d’une région […]

D’après les chiffres de l’Insee, la baisse de la population se poursuit dans le Grand Est.

Avec 5 554 100 habitants (au 1er janvier 2017) et à peine 50 000 habitants gagnés en dix ans, le Grand Est s’affiche comme la région de France où le taux de croissance démographique moyen est le plus faible. La baisse de la population se poursuit entraînant certaines interrogations, notamment en termes d’attractivité.

 

La démographie d’une région peut-elle jouer sur son attractivité et inversement ? La question peut légitimement se poser à la lecture de la dernière parution de l’Insee Grand Est. «Au 1er janvier 2017, le Grand Est comptait 5 554 100 habitants, soit 3 000 habitants de moins que l’année précédente. Comme pour presque toutes les régions métropolitaines, le solde naturel c’est dégradé : le nombre de naissances continue de diminuer alors que les décès restent à des niveaux élevés», assure l’Insee régional dans son Analyse Grand Est parue fin août (disponible en intégralité sur le site : www.insee.fr).


Déficit migratoire

Le Grand Est représente aujourd’hui à peine 9 % (8,6 % exactement) de la population métropolitaine française. «En dix ans, la région a gagné moins de 50 000 habitants, soit le taux de croissance démographique moyen le plus faible de toutes les régions françaises.» Si depuis 2006, la région accuse un déficit migratoire quasiment stable, «le repli des naissances et la hausse des décès depuis 2015 font que l’excédent naturel ne compense plus ce déficit entre arrivées et départs de la région.» En deux ans, la région a perdu 6 700 habitants. Cette situation démographique n’est pas nouvelle pour la région mais elle commence franchement à s’accentuer et seuls quatre départements du Grand Est gagnent encore des habitants : le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, l’Aube et la Marne. Pour les autres, le déficit est continu. La fracture démographie est bien présente avec toutes les conséquences liées, notamment en termes de développement.