Le bout du tunnel…

Union sacrée autour de la problématique des dessertes ferroviaires dans le Grand Est avec en première ligne les liaisons TGV vers le Sud de la France et notamment vers la gare de Lyon Part-Dieu. Le lancement de la pétition «Touche pas à mon TGV» au début de l’été semble avoir porté ses fruits. Selon la […]

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La SNCF vient d’annoncer travailler sur des solutions concernant la problématique des dessertes ferroviaires du Grand Est avec le Sud de la France.

Union sacrée autour de la problématique des dessertes ferroviaires dans le Grand Est avec en première ligne les liaisons TGV vers le Sud de la France et notamment vers la gare de Lyon Part-Dieu. Le lancement de la pétition «Touche pas à mon TGV» au début de l’été semble avoir porté ses fruits. Selon la région Grand Est, la SNCF a accepté de travailler à la recherche de solutions. Des avancées jugées notoires mais pas encore réellement satisfaisantes. La mobilisation continue.

Plus de trains entre Lyon et la région Grand Est à partir de 2019, et ce pendant cinq ans du fait des travaux engagés à la gare de Lyon Part-Dieu par la SNCF ! Ce scénario catastrophe pour la région et ses acteurs économiques semble être en phase d’être évité. Dans un courrier adressé en fin de semaine dernière à Jean Rottner, le président de la région Grand Est, Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF confirme travailler à la recherche de solutions. La création d’un aller-retour TGV Lyon-Nancy via Marne-la-Vallée, l’amorce d’un TGV Strasbourg-Nice au départ de Nancy, la création de deux allers-retours en TER Nancy-Dijon permettant des correspondances à Dijon avec des TGV vers le Sud et la création d’un comité de suivi des dessertes Grand Est/Sud-Est. Ce comité devrait examiner l’évolution de ces dessertes au regard de l’analyse des besoins et du trafic.

La mobilisation continue

Des avancées dans les discussions mais qui pour bon nombre s’affichent comme des solutions loin d’être réellement louables. «Ces avancées notoires proposées par la SNCF ont pu voir le jour grâce au dialogue et à la mobilisation collective impulsée par la région. La mobilisation continue», assure Jean Rottner, le président de la région. Le 11 septembre à Nancy, un conseil municipal extraordinaire s’est déroulé regroupant les différents élus du Sillon Lorrain pour débattre sur ce vaste sujet des dessertes ferroviaires dans le Grand Est. Si des avancées semblent être présentes, il n’en demeure pas moins que rien n’est acquis.  Du côté de l’univers entrepreneurial, l’inquiétude est toujours perceptible car c’est tout un pan de la compétitivité des TPE et PME de la région qui seraient mis à mal si les choses n’avançaient pas dans le bon sens.