Éric Gnaedinger, directeur de Polytech Nancy : Le catalyseur…

Nouveau directeur de Polytech Nancy depuis le 1er septembre, Éric Gnaedinger en possède surtout l’ADN. Après plus de vingt ans au sein de l’ex Esstin (École supérieure des sciences et technologies de l’ingénieur de Nancy), son expérience et son approche devraient permettre à l’établissement d’imposer encore un peu plus sa patte dans un univers mouvant […]

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Éric Gnaedinger est directeur de Polytech Nancy depuis le 1er septembre.

Nouveau directeur de Polytech Nancy depuis le 1er septembre, Éric Gnaedinger en possède surtout l’ADN. Après plus de vingt ans au sein de l’ex Esstin (École supérieure des sciences et technologies de l’ingénieur de Nancy), son expérience et son approche devraient permettre à l’établissement d’imposer encore un peu plus sa patte dans un univers mouvant et concurrencé des écoles d’ingénieurs. Le tout avec une volonté affichée de renforcer les liens avec le monde de l’entreprise.

«Les écoles dont des catalyseurs entre les entreprises et le monde de la recherche. Il nous faut avoir des entrepreneurs innovants mais si nos élèves ingénieurs doivent avoir cette culture entrepreneuriale, ils doivent également avoir celle de la recherche.» Une douce combinaison nécessaire et c’est encore mieux si elle est optimale. Éric Gnaedinger, le nouveau directeur de Polytech Nancy (ex Esstin) est pour cette «inculcation d’une triculture entrepreneuriale, de la recherche et de l’industrie au sens large.» Avec cette volonté affichée d’avoir «des ingénieurs non pas généralistes mais polyvalents» avec un maximum d’ouverture. Une constante nécessaire aujourd’hui dans des univers de l’industrie, de l’entreprise et de la recherche en pleine évolution voire révolution si l’on prend juste le concept toujours un peu flou mais de plus en plus générique d’industrie du futur. En poste depuis le 1er septembre en succédant à Gérard Jeandel, il possède cet ADN Polytech pour avoir afficher près de vingt ans au sein de l’établissement. Après un doctorat en automatique (obtenu en 1991 à l’Université Henri Poincaré de Nancy), il commence à enseigner à l’IUT Le Montet à Vandœuvre-lès-Nancy. L’année suivante, il est maître de conférences à l’Esstin et il accompagne la mise en place d’une nouvelle option de fin d’études axée sur les réseaux de communication industriels. Il l’a fait évoluer en l’orientant vers les systèmes d’information et les réseaux de communication et en devient responsable en 1996. Directeur adjoint depuis 2010, il s’investit alors dans la gestion de l’école au sein du Comité de direction dont, notamment, en 2012 dans le projet d’intégration de l’Esstin au sein du réseau des écoles Polytech.

Renforcer l’ouverture à l’entreprise

«Le paysage des écoles a changé, l’Esstin ne pouvait rester seule. Être dans le réseau Polytech est une chance», assure celui qui est rattaché au Laboratoire de Recherche CRAN (Centre de recherche en automatique de Nancy) et Polytech Nancy, le nouveau pilote des lieux «entend bien travailler» à son épanouissement. Le tout avec une consolidation de l’ouverture (déjà bien présente) vers le monde de l’entreprise. Un écosystème qu’Éric Gnaedinger connaît bien pour avoir représenté Polytech Nancy au sein de la commission «Relation entreprises» du réseau. Même chose pour l’univers de la formation continue. Dans les années 90 après sa thèse, il prend la direction des études du Centre d’ingénierie des technologies de la communication, une émanation du réseau INT-Citcom (géré à l’époque par l’association Loracom avec l’Université Henri Poincaré, la Communauté urbaine du Grand Nancy, la Région Lorraine et France Télécom). «C’était une période conjoncturelle délicate pour le secteur de l’industrie, l’objectif était d’offrir une possibilité de reconversion à des cadres au chômage dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.» Éric Gnaedinger, en liaison avec l’Institut national des télécommunications, développe des relations partenariales avec des entreprises du secteur, recrute les intervenants universitaires et privés, gère et fait évoluer la plate-forme pédagogique. «C’était une bonne expérience en matière de mise en œuvre de la formation continue.» Ces visions multiples vont lui permettre de continuer à construire et à appliquer une politique, une stratégie adaptée à l’école qu’il pilote entièrement aujourd’hui. «On se nourrit de l’expérience.» Une expérience qu’il entend bien partager et faire fructifier pour le bon devenir de Polytech Nancy.