«La bataille des compétences est la mère des batailles.»

Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, était de passage chez le constructeur de matériels d’entretien routiers Noremat sur le Dynapôle de Ludres dans le cadre du sommet «Choose Grand Est», le 5 novembre dernier. L’occasion de revenir sur la problématique des recrutements de bon nombre d’entreprises à l’image du constructeur lorrain qui entend créer son […]

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Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a visité l’entreprise Noremat dans le cadre du sommet «Choose Grand Est.»

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, était de passage chez le constructeur de matériels d’entretien routiers Noremat sur le Dynapôle de Ludres dans le cadre du sommet «Choose Grand Est», le 5 novembre dernier. L’occasion de revenir sur la problématique des recrutements de bon nombre d’entreprises à l’image du constructeur lorrain qui entend créer son propre centre de formation de techniciens SAV sur le site Kléber de Toul.

 «La bataille des compétences est aujourd’hui la mère des batailles», dixit Muriel Pénicaud, la ministre du Travail à la fin de sa visite de l’entreprise Noremat, spécialisée dans la construction de matériels d’entretien routiers, le 5 novembre dernier entrant dans le cadre du forum «Choose Grand Est» clôturé par Emmanuel Macron, le président de la République (voir ci-contre). Un sujet récurrent aujourd’hui pour bon nombre d’entrepreneurs que celui de la recherche de collaborateurs adaptés réellement à leurs besoins. L’apprentissage s’affiche naturellement comme une des voies pour pallier cette problématique (sur le long terme) et les différentes avancées liées à sa réforme, de nouveau mise en avant par la membre du gouvernement, apparaît aller dans le bon sens car ce sont aujourd’hui les branches professionnelles qui possèdent un peu plus les rênes en la matière. «Il nous faut construire la formation avec les entreprises et dans les entreprises», assure la ministre du Travail. Demeure la question des compétences immédiates à trouver ! Chez Noremat, ce sont des techniciens SAV qui font cruellement défaut. «C’est le cas de bon nombre de professionnels de notre secteur. C’est pour cela que nous avons décidé avec d’autres de monter un véritable pôle de formation en la matière», assure Christophe Bachmann, le directeur général de Noremat.

Centre de formation à Toul

Au sein de Conquest, premier réseau en Europe de constructeurs de matériels d’entretien et d’aménagement du paysage rural et urbain, il entend mettre en place un centre de formation de techniciens. Les choses apparaissent déjà bien avancées. «Nous devrions installer dès le début de 2019 sur l’ancien site Kléber à Toul une activité de construction et de reconstruction de véhicules. Nous espérons que cela devienne à terme un véritable centre de formation de techniciens SAV ouvert à tous les constructeurs de Conquest.» Un soutien dans ce projet de l’État (notamment financier) serait bienvenu et vu l’intérêt porté par Muriel Pénicaud sur le sujet lors de sa visite, le dossier pourrait avancer rapidement. «Quoi qu’il arrive il  nous faut trouver une solution à ce problème de compétences. Le manque de ces techniciens SAV a généré pour nous un manque à gagner de près d’un million d’euros l’an passé», assure Christophe Bachmann. Les différentes réformes engagées en matière de formation professionnelle, du marché du travail «où nous nous devons d’être beaucoup plus sur les compétences et capacités que sur le diplôme», ont été rappelées par la ministre du Travail. Reste à avancer et vite pour que des PME, comme Noremat et tant d’autres, puissent réellement continuer à se développer.