La CPME 54 voit jaune et un peu rouge

Dommages collatéraux du mouvement des gilets jaunes, participation annoncée au grand débat national, le tout dans un climat de réformes (retraite, formation professionnelle, prélèvement à la source), les vœux de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises de Meurthe-et-Moselle) le 15 janvier à Mines Nancy sur le campus Artem se voulaient un appel à […]

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Albran Vibrac, le président de la CPME 54, a présenté ses vœux à ses troupes le 15 janvier à Nancy sur fond de participation au débat national.

Dommages collatéraux du mouvement des gilets jaunes, participation annoncée au grand débat national, le tout dans un climat de réformes (retraite, formation professionnelle, prélèvement à la source), les vœux de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises de Meurthe-et-Moselle) le 15 janvier à Mines Nancy sur le campus Artem se voulaient un appel à la mobilisation des troupes patronales.

 

«La CPME entend être partie prenante du débat national. Notre engagement doit être fort car trop, c’est trop !» Devant ses troupes, réunies dans un amphithéâtre de Mines Nancy sur le campus nancéien Artem le 15 janvier en fin d’après-midi, Alban Vibrac, le président de la CPME de Meurthe-et-Moselle en appelle à leur mobilisation à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux de la confédération départementale. Une mobilisation via une contribution souhaitée par l’organe national de la confédération. Les membres de la CPME 54 ont pu faire part (ils avaient jusqu’au 20 janvier dernier) de leurs avis via un formulaire mis en ligne sur le site départemental de la confédération.


Corpus économique structuré

 

Fiscalité, transition écologique, services publics, débat démocratique sur les quatre grands thèmes choisis pour le grand débat national (débuté le 15 janvier et qui va durer jusqu’au 15 mars), les entrepreneurs de la confédération ont eu l’occasion d’apporter leurs éléments de réflexion (à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas le taux de retour enregistré de la part de la confédération départementale). «Tout sera remonté à la confédération nationale qui fera alors une restitution à Paris le 30 janvier.» Objectif affiché comme l’a assuré François Asselin, le président national de la confédération : «le but est que les chefs d’entreprise arrivent avec un corpus économique et social structuré pour ne pas se laisser embarquer dans des positions sans issue.» Si au départ du mouvement des gilets jaunes, «nous nous retrouvions assez dans ce ras-le-bol général», comme l’indique Alban Vibrac, «les évolutions que l’on a connues laissent un goût amer avec des répercussions directes sur les entreprises (chômage partiel, perte de CA, commandes non honorées). Gageons que tout rentre dans l’ordre rapidement.» L’impact du mouvement des gilets jaunes est bien réel mais les réformes des retraites, de la formation professionnelle ou encore du prélèvement à la source, s’affichent également comme des sujets d’interrogations et d’inquiétudes pour les entrepreneurs. Le débat national lancé auquel la confédération patronale participe (tout comme les autres organisations patronales à l’image du Medef), le vœu de la confédération est : «que les Français considèrent enfin l’entreprise comme un bien commun», comme l’a assuré Pierre Marx, le président de la CPME Grand Est présent aux vœux meurthe-et-mosellans. Reste à combler le fossé qui apparaît se creuser de jour en jour un peu plus.