Les gilets jaunes grippent l’économie

Le récent baromètre de l’Observatoire Banque Palatine des PME/ETI le confirme, sans surprise : les troubles sociaux de fin novembre et de décembre ont fortement entamé la confiance des gérants d’entreprise en l’économie française. Synthèse du moral inquiet des troupes patronales. Mais tout n’est pas noir… Les gilets jaunes n’auront pas seulement bloqué des ronds-points et […]

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Le mouvement des gilets jaunes a entamé la confiance des dirigeants de PME/ETI.

Le récent baromètre de l’Observatoire Banque Palatine des PME/ETI le confirme, sans surprise : les troubles sociaux de fin novembre et de décembre ont fortement entamé la confiance des gérants d’entreprise en l’économie française. Synthèse du moral inquiet des troupes patronales. Mais tout n’est pas noir

Les gilets jaunes n’auront pas seulement bloqué des ronds-points et impacté les chiffres d’affaires de nombreux commerces et d’entreprises. Les manifestations ont ébréché la confiance des dirigeants. Pas la meilleure nouvelle alors que l’économie retrouve de la vigueur ces derniers mois. En fait, un brutal coup de frein. En décembre, l’indicateur subit son plus fort repli, soit – 17 %,  depuis septembre 2011, soit juste après la crise financière. À 57 %, il retrouve le niveau observé lors de l’élection d’Emmanuel Macron. Soit – 26 % par rapport à décembre 2017.

La fin du mouvement serait salutaire

Cette incertitude sur le plan national se retrouve de la part des gérants quant à la confiance portée sur leur propre activité. : 76 % c’est le taux le plus bas depuis novembre 2016.  Si l’investissement subit une érosion, une éclaircie cependant. 71 % des dirigeants se disent dans leurs objectifs fixés début 2018, voire mieux. Si la part de ceux envisageant une hausse de leur chiffre d’affaires augmente, 13 % des PME-ETI prévoient une décroissance. Sur le front de l’emploi, la tendance est positive. 75 % des patrons sondés maintiendraient le nombre de leurs salariés. 18 % pensent par ailleurs à recruter d’ici les six prochains mois. 7 % parlent de réduire leurs effectifs. 6 dirigeants sur 10 se disent globalement optimistes pour l’année 2019. Pas de doute : plus de sérénité irait de pair avec la mise en sommeil de la contestation des gilets jaunes.