Un parfum de secret

 Cette fois-ci, les Nancéiens ne pourront pas dire qu’ils ne sont pas au parfum… «Flacons», ouvert depuis  mi-décembre au 1 rue Saint-Dizier à Nancy, est en effet ce que l’on appelle une parfumerie confidentielle. Ici, point de parfums phares distribués par de grandes enseignes à grand coup d’opérations marketing, mais des fragrances d’exception préparées par […]

467
«Flacons», nouvelle parfumerie confidentielle à Nancy propose des fragrances d’exception.

 Cette fois-ci, les Nancéiens ne pourront pas dire qu’ils ne sont pas au parfum… «Flacons», ouvert depuis  mi-décembre au 1 rue Saint-Dizier à Nancy, est en effet ce que l’on appelle une parfumerie confidentielle. Ici, point de parfums phares distribués par de grandes enseignes à grand coup d’opérations marketing, mais des fragrances d’exception préparées par de grands nez pour une clientèle qui ne manque pas de flair !

Faisons table rase du passé ! Amélie Bougrier pourrait bien reprendre cette maxime à son compte. Du petit magasin d’antiquités, il ne reste plus rien. Pourtant, ouvert depuis des années, il faisait partie de ce petit bout de la rue Saint-Dizier, coincé entre la partie piétonne de la rue Stanislas et la très commerçante rue Gambetta. Les travaux de rénovation ont duré en tout et pour tout un mois mais «un gros mois de labeur» précise Amélie, la nouvelle locataire des lieux. Il a fallu en effet tout reprendre, du sol au plafond. La commerçante a fait appel à l’agence «My space planner» à Nancy pour gérer l’agencement des 18 m2 du local. «Je voulais quelque chose d’élégant, de chic mais d’épuré» explique Amélie.

Un espace mini mini

Le résultat est concluant. L’enseigne s’affiche le plus simplement possible en lettres dorées. Une grosse poignée en laiton apporte également de l’élégance à la devanture repeinte en gris anthracite. À l’intérieur, un mur bleu nuit au fond de la boutique attire le regard et donne une impression de profondeur. Des niches du même bleu, des étagères blanches et des meubles bas en bois clair apportent de la légèreté tout en servant d’écrin aux flacons de parfum. Un magnifique parquet en chevrons d’un bois lui aussi très clair achève de donner au lieu un petit côté boudoir où l’on s’attend à voir sortir l’une de ces cocottes parisiennes qui a donné son nom à une marque de parfum.

Émile Ajar, George Sand, Victor Hugo…

«Les Cocottes de Paris» font d’ailleurs partie des maisons choisies par Amélie Bougrier. La jeune femme, passionnée de parfums depuis son plus jeune âge, s’est finalement décidée à se jeter dans le grand bain après avoir travaillé une dizaine d’années dans le notariat. Après une formation chez Cinquième Sens à Paris, elle s’est mise en quête d’un espace commercial dans l’hyper-centre de Nancy. Il a fallu dans le même temps convaincre les parfumeurs de lui faire confiance pour commercialiser leurs créations. Actuellement, elle propose des marques que l’on ne trouve nulle part à Nancy, à l’exception d’Acqua di Parma. Outre «Les Cocottes de Paris», elle a également choisi «Jardins d’Écrivains», autre marque d’Anaïs Biguine, qui s’est inspirée des ouvrages d’écrivains, mais aussi «État libre d’Orange» créée par Étienne de Swardt, connu pour ses titres provocateurs ou encore «I Am Trash» le dernier né de la gamme issu des déchets de la parfumerie. Design moderne, flacons carrés, le parfumeur installé en plein cœur du marais ne boude pourtant pas son plaisir de se retrouver au milieu de marques plus anciennes comme Le Galion, sans oublier les bougies de la maison Trudon, plus ancien cirier en activité au monde, et leurs parfums envoutants dignes des plus grands nez.