L’Institut Jean Lamour s’ancre dans son écosystème

Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation était à Nancy le 5 avril pour inaugurer officiellement le bâtiment de l’Institut Jean Lamour sur le campus nancéien Artem. L’occasion de mettre en avant l’interaction souhaitée entre le monde de la recherche et celui du monde de l’entreprise. D’un côté les […]

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crédit : Préfecture de Meurthe-et-Moselle Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a inauguré le 5 avril le bâtiment de l’IJL sur le campus nancéien Artem.

Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation était à Nancy le 5 avril pour inaugurer officiellement le bâtiment de l’Institut Jean Lamour sur le campus nancéien Artem. L’occasion de mettre en avant l’interaction souhaitée entre le monde de la recherche et celui du monde de l’entreprise.

D’un côté les têtes chercheuses, de l’autre les entrepreneurs dans le dur ! Le cliché a la vie longue et cette image du chercheur dans sa tour d’ivoire à des milliers de kilomètres des réalités terrain des industriels et autres acteurs présents dans l’économie réelle ne peut que de se dissiper rapidement lors d’une petite plongée au cœur de l’Institut Jean Lamour. Chose faite et effet plus que palpable pour Frédérique Vidal. La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation était à Nancy le 5 avril dernier pour inaugurer officiellement le bâtiment de l’IJL sur le campus nancéien Artem. «Penser les matériaux de demain en lien avec les enjeux sociétaux !» C’est la maxime, le fer de lance, l’étendard de cet institut de recherche, créé en 2009 par la fusion de cinq laboratoires nancéiens. «Il rassemble toutes les compétences dans le domaine de la science des matériaux et une palette très large de thématiques à l’image des matériaux, de la métallurgie, des plasmas, des surfaces, de l’électronique ou encore des nanomatériaux», explique-t-on à l’Université de Lorraine (l’une des deux tutelles de l’institut avec le CNRS). «Le décloisonnement et l’interdisciplinarité y sont favorisés par des axes de recherche transverses, qui font travailler ensemble les vingt-trois équipes en réponse à un certain nombre d’enjeux sociétaux.»

Partenariats avec les PME

Fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie, nouveaux matériaux pour la production, nanomatériaux pour l’informatique et les télécommunications en passant par le développement de nouveaux alliages métalliques ou encore le développement de matériaux issus du vivant, la palette de recherche et de développement est large. «Une partie de nos recherches répondent aujourd’hui à des problématiques industrielles.» Le lien avec l’écosystème entrepreneurial se veut fort. 150 entreprises font l’objet de partenariat dans les domaines de l’énergie, de l’aéronautique, de l’automobile ou encore du bâtiment. Des laboratoires communs ont vu le jour à l’IJL «consistant en des partenariats de trois ans avec les PME ou encore les ETI financés par l’Agence national de la recherche». Cinq start-up issues des travaux menés à l’institut ont été également créées (PVDco, ProViSys Engineering, Cryoscan, Aprex Solutions et O2M Solutions). Un ancrage dans l’écosystème entrepreneurial et industriel qui s’affiche comme un parfait exemple de passerelles entre des univers qui semblent encore trop souvent éloignés. «La science est un bien commun qui doit profiter à tous. Ouvrir grand les vannes de la science, c’est lui permettre d’irriguer la démarche d’innovation et de stimuler l’activité économique», assurait le 2 avril la ministre de la Recherche à l’occasion d’un colloque «Prospective en science ouverte» à l’Académie des sciences à Paris. Concrétisation de visu le lendemain à l’IJL à Nancy…