Le démystificateur du numérique…

Nom : Tabbone. Prénom : Antoine. Signes particuliers : premier directeur du nouvel Institut des sciences du digital, management & cognition (IDMC), feue l’UFR Mathématiques et Informatique de Nancy, en lien direct avec les deux IAE de Nancy et de Metz au sein du collégium Lorraine Management et Innovation. Objectif affiché de ce chercheur et docteur en informatique : […]

Antoine Tabbone est le premier directeur de l’IDMC, l’institut universitaire du numérique de Nancy.

Nom : Tabbone. Prénom : Antoine. Signes particuliers : premier directeur du nouvel Institut des sciences du digital, management & cognition (IDMC), feue l’UFR Mathématiques et Informatique de Nancy, en lien direct avec les deux IAE de Nancy et de Metz au sein du collégium Lorraine Management et Innovation. Objectif affiché de ce chercheur et docteur en informatique : être réellement en phase avec l’écosystème des entreprises du numérique et répondre à leurs besoins en abattant la carte de la pluridisciplinarité au sein des formations proposées.

D’un pas alerte, il fait la visite des vastes locaux fraîchement rénovés du Pôle Lorrain de Gestion du côté du 13 rue Michel Ney à Nancy visiblement satisfait d’avoir aujourd’hui un outil de travail adapté et presque optimal. Il pointe tout de même du doigt les petites améliorations à apporter pour que les conditions d’accueil des étudiants frôlent la perfection. «Il faudrait peut-être penser à mettre une estrade et remonter un peu l’écran mural car lorsque vous êtes au fond ce n’est pas facile de voir», commente Antoine Tabbone, le tout nouveau (et premier) directeur de l’Institut des sciences du digital, management & cognition (IDMC) lors de la visite de l’un des amphithéâtres de ce tout nouvel institut. C’est dans ces locaux que l’IDMC va aujourd’hui prendre réellement son envol. Membre du collégium Lorraine Management et Innovation de l’Université de Lorraine avec les deux IAE de Nancy et de Metz, l’IDMC est l’aboutissement de la mutation de feue l’UFR Mathématiques et Informatique de Nancy que ce chercheur du Loria (Laboratoire Lorraine de Recherche en Informatiques) a dirigé pendant cinq ans accompagnant cette mutation nécessaire histoire d’avoir une force de frappe suivante «pour faire face à une concurrence agressive et sauvage dans le secteur de la formation au numérique de la part d’établissements privés.»

Question d’attractivité…

Licence MIASHS (Mathématiques et informatiques appliquées aux sciences humaines et sociales), Master MIAGE sur les systèmes d’information appliqués au management des entreprises, Master sciences cognitives version information centrée sur l’homme et l’utilisateur des services numériques en passant par le Master Traitement automatique des langues ou encore un DU (Diplôme universitaire) Big Data – Analyste de données massives pour la gestion d’entreprise-, le tout en formation initiale ou en alternance pour certaines avec une ouverture à l’international, l’IDMC s’affiche comme un institut universitaire du numérique dispensant des enseignements scientifiques appliqués aux sciences humaines et sociales. «Le monde est en perpétuel mouvement, le numérique aujourd’hui cela veut tout dire et ne rien dire. Il nous faut continuer à attirer les jeunes vers ce domaine car quoi que l’on peut entendre, le secteur demeure encore assez flou pour eux et peu attractif !» Une attractivité aujourd’hui travaillée et qui fait partie de l’un des axes majeurs de la feuille de route établie par ce docteur en informatique de l’INPL (Institut national polytechnique de Lorraine). «Notre approche pluridisciplinaire, notre écoute de l’écosystème, nous permet d’être en phase avec les évolutions des secteurs et de répondre aux réels besoins des entreprises. L’entreprise du numérique aujourd’hui ne connaît pas la crise, il faut juste lui proposer des collaborateurs formés et affichant une pluridisciplinarité et des compétences multiples.» Être en phase avec le monde de l’entreprise ! «Elles sont demandeuses, à la recherche de compétences, c’est simple aujourd’hui nous avons plus d’offres de propositions de contrats d’alternance que d’étudiants.» L’ouverture, la divulgation des formations proposées et l’accentuation «de notre ancrage dans l’écosystème socioéconomique» s’affiche comme les principaux axes de travail du pilote de l’IDMC et de ses équipes. «Notre objectif aujourd’hui est de maintenir l’excellent taux d’insertion professionnelle des experts en sciences numériques et innovation que nous préparons tout en répondant aux demandes en compétences des entreprises.» Un univers entrepreneurial où l’IDMC entend renforcer encore un peu plus sa présence au fil des années à venir. La feuille de route est toute tracée…