C’est elle qui monte la garde

Mylène Engeldinger a des journées bien chargées ! Certaine de devenir chef d’entreprise depuis son jeune âge, elle s’est décidée à franchir le pas il y a quelques mois. Désormais à la tête de Babychou Nancy Sud, elle découvre surtout que la vie de «patron» est loin d’être un long fleuve tranquille. Quelques mois après l’ouverture […]

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Mylène Engeldinger, jeune directrice de Babychou Nancy Sud.

Mylène Engeldinger a des journées bien chargées ! Certaine de devenir chef d’entreprise depuis son jeune âge, elle s’est décidée à franchir le pas il y a quelques mois. Désormais à la tête de Babychou Nancy Sud, elle découvre surtout que la vie de «patron» est loin d’être un long fleuve tranquille.

Quelques mois après l’ouverture de l’agence Babychou Nancy Sud, Mylène Engeldinger est encore sur tous les fronts. «Je ne pensais pas que créer sa propre entreprise était aussi compliqué»,souffle-t-elle. En quelques mots, elle résume ses difficultés, essentiellement d’ordre administratif, qui perturbent encore son installation. Pourtant elle a «tout fait dans les règles» précise-t-elle. Mais, comme les autres, elle doit apprendre à jongler avec les rouages de l’État qui, reconnaissons-le, restent encore complexes à comprendre malgré toutes les lois de simplification adoptées récemment.

Essayer, c’est grandir

La jeune femme a pu compter sur le soutien de la maison mère pour développer le réseau Babychou à Nancy. «J’y travaille depuis de longs mois» raconte Mylène. En fait, elle y pense depuis la naissance de sa fille il y a neuf mois. «Comme de nombreux parents, j’ai été confrontée au problème de garde d’enfant. Il a fallu que j’aille dans le village voisin pour avoir une place en crèche» précise-t-elle. L’idée commence alors à germer. Il lui faudra le temps d’une gestation pour accoucher de son projet, le temps aussi que sa petite fille grandisse pour lui laisser le temps de s’occuper d’un deuxième bébé. Salariée depuis six ans dans un grand groupe pétrolier, elle décide, après quelques mois de réflexion, qu’il est temps de voler de ses propres ailes.

Faire le bonheur des enfants, soulager les parents

C’est en lisant la presse que Mylène croise son destin. Elle tombe par hasard sur un article consacré à Babychou. «Je me suis retrouvée dans chaque phrase qui était écrite» raconte-t-elle. Elle entre en contact avec le groupe spécialisé dans la garde d’enfants. Sa candidature est vite retenue car Babychou est à la recherche de nouveaux franchisés. Mylène multiplie les allers-retours à Paris bénéficie d’une formation au sein de l’agence parisienne et de toute la logistique du groupe. «J’ai tout de suite été très à l’aise» ajoute-t-elle. Il faut dire qu’elle rêve de «monter son affaire» depuis qu’elle est toute petite. Sa formation le prouve. Le bac en poche, cette Lorraine pure souche, passe un BTS en management des unités commerciales chez Pigier à Nancy. Elle a la chance de le préparer en alternance dans une fabrique de meubles haut de gamme à Velaine-en-Haye, «une superbe expérience» confie-t-elle. Elle enchaîne ensuite avec une licence, cette fois-ci dans un centre de formation en transports logistiques à Jarville. À la fin de ses études, elle trouve tout de suite du travail chez CPE énergies. La suite, on la connaît !

Pas de «Nanny blues»

Le plus difficile est peut-être devant elle. Mylène va devoir faire vivre son agence et trouver la «bonne nounou dont tous les parents rêvent». Le casting a déjà commencé. La nourrice d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de notre enfance. Pourtant, au fond de nous, on rêve tous de voir atterrir une Mary Poppins dans notre vie pour nous faire danser sur les toits. Une nounou «supercalifragilisticexpialidocious !»