L’écolo-économie en marche

Réduire son impact environnemental, économiser énergie et ressources, opter pour des modes de travail et de consommation plus écologiques. À l’heure où les effets du réchauffement climatique se précisent, la sphère entrepreneuriale multiplie les initiatives. Start-up, TPE/PME, grands groupes : en Grand Est, les exemples abondent de pratiques éthiques et vertueuses mariant protection de la planète […]

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Utiliser du matériel éco-conçu destiné à être réemployé.

Réduire son impact environnemental, économiser énergie et ressources, opter pour des modes de travail et de consommation plus écologiques. À l’heure où les effets du réchauffement climatique se précisent, la sphère entrepreneuriale multiplie les initiatives. Start-up, TPE/PME, grands groupes : en Grand Est, les exemples abondent de pratiques éthiques et vertueuses mariant protection de la planète et amélioration du bien-être au travail. Pistes pratiques pour prendre, comme elles, le bon chemin.   

Prenez cette PME toulousaine, spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information. Elle a initié une structure nommée Green Team proposant des actions autour de trois responsabilités sociétales : le sport, la citoyenneté et l’écologie. Ses collaborateurs sont incités à mener tous les ans au moins une action dans ces trois domaines. Ainsi, une ruche vient d’être acquise et les salariés vont être sensibilisés à la vie des abeilles. Manager et développer une entreprise est un défi. Mais un développement sans réelle contribution à son proche environnement a finalement peu de sens. Un nombre croissant de dirigeants sont convaincus de la démarche et fédèrent leurs salariés. Être responsable, écolo, être plus attentif aux autres : cela doit aussi se faire dans l’entreprise. Pour une raison majeure : nous passons une bonne partie de notre existence en son sein. Si la volonté est là, ce n’est pas évident de savoir comment faire pour être un employé plus responsable dans une société plus responsable. On n’a pas toujours le temps d’y penser, ni l’énergie d’y réfléchir tous les jours. Pourtant, la première pierre à cette pyramide verte peut se concevoir simplement. Cela débute par se former aux règles du recyclage, éviter les gobelets en plastique et autres couverts jetables, optimiser la pause déjeuner où se situe souvent beaucoup de gaspillage.

Pensons écomobilité

L’impact environnemental de la société peut directement être source d’économie d’énergie et de ressources : isolation des locaux, écogestes énergétiques et anti-gaspi (lumière éteinte en sortant des toilettes, modulation du chauffage et de la climatisation, ordinateur éteint en pause déjeuner, limiter les impressions papier, rationalisation des fournitures). Alliés de l’écolo attitude au bureau : le big data, la domotique, le paramétrage au plus juste des équipements. Le salarié par ailleurs choisit des modes de consommation et de travail plus adaptés. Repas végétarien, cuisine écolo, économie circulaire (réutilisation des déchets s’appelant piles et ampoules, fournitures de bureau, mégots de cigarettes, bouteilles et gobelets en plastique, matériel informatique). Dans la recherche d’un mode de vie plus vert au travail, on peut penser autrement les déplacements : covoiturage, vélo, véhicule électrique. Il existe des dizaines de méthodes de mobilité alternatives permettant de laisser la voiture au garage et de diminuer les émissions du C02. Cela s’intègre parfaitement dans un plan d’entreprise. D’autres arguments : la digitalisation, le télétravail, la flexibilité des horaires. En la matière, le chef d’entreprise dispose d’une palette infinie de solutions. En l’occurrence, hiérarchiser les préconisations, évaluer régulièrement les actions mises en place, se faire accompagner par des organismes ou associations dédiés à la cause environnementale sont la meilleure garantie pour voir l’élan vert entrepreneurial réussir de façon pérenne.