La Marbrerie Geraudel prépare son avenir

Des investissements majeurs dans de nouvelles machines numériques histoire d’être en phase avec le besoin de réactivité, un développement et une maîtrise de l’activité céramique même si le métier de la pierre demeure l’ADN de l’entreprise, un virage vers l’aspect décoratif et artistique, le tout dans un schéma de transmission familiale entre le père et […]

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Richard Geraudel (à gauche) est en train de transmettre, tranquillement mais sûrement, l’entreprise familiale à son fils Fabien.

Des investissements majeurs dans de nouvelles machines numériques histoire d’être en phase avec le besoin de réactivité, un développement et une maîtrise de l’activité céramique même si le métier de la pierre demeure l’ADN de l’entreprise, un virage vers l’aspect décoratif et artistique, le tout dans un schéma de transmission familiale entre le père et le fils. Du côté de la Marbrerie Geraudel à Nancy, tout semble être mis en œuvre pour assurer la poursuite et le bon développement de l’activité.

Une petite plaque vieille de près de soixante ans mentionnant «Louis Geraudel, carreleur, 25 rue de Nancy à Maron» a sa place dans l’actuel atelier de la rue Charles Keller du côté du quartier du Faubourg des Trois-Maisons à Nancy de la Marbrerie Geraudel. Ce signe du passé du fondateur de l’entreprise en 1959 aujourd’hui pilotée par son fils Richard (aux commandes depuis la fin des années quatre-vingt du siècle dernier) et en passe d’être transmise progressivement à la nouvelle génération au fils de Richard, Fabien.  En dessous de l’étagère où la plaque historique a trouvé sa place depuis sans doute pas mal de temps, un imposant centre de façonnage numérique à cinq axes dernière génération attend savamment d’entrer en action histoire de faire tourner l’activité de l’entreprise familiale. Deux symboles d’époques différentes mais où l’ADN artisanal et du travail de la pierre n’a pas changé. «J’ai réalisé de gros investissements en matière de machines numériques, il y a ce centre de façonnage cinq axes, un proliner pour des mesures 3D et un débiteur numérique est à venir. C’est devenu indispensable pour continuer à répondre aux demandes des clients et surtout avec une réactivité optimale», assure Richard Geraudel.


Transmettre un outil optimal

Si la stratégie d’adaptation aux marchés est bien présente dans ces enveloppes financières loin d’être légères et se chiffrant en centaines de milliers d’euros, une autre raison apparaît rapidement. «Je souhaite laisser et transmettre un outil optimal à mon fils Fabien.» Marbrerie artisanale et familiale, les Geraudel travaillent la pierre notamment en sous-traitance pour le compte de différents prescripteurs (agenceurs, décorateurs de magasins, architectes, maîtres d’œuvre en passant par les restaurateurs, hôteliers et cuisinistes). Marbre, granit ou encore d’autres types de matériaux passent dans les mains expertes et les machines de la team Geraudel. «Si aujourd’hui, les machines permettent de réaliser 80 % du travail en matière de motifs, il n’en demeure pas moins que les 20 % restants ne peuvent être réalisés que par la main de l’homme.» Pour Richard Geraudel, la machine ne remplace pas l’homme et son intelligence de la main mais l’épaule, ce qui lui permet d’envisager des projets auparavant quasi impossibles dans des délais de plus en plus courts. «La réactivité demeure aujourd’hui le nerf de la guerre ! En deux jours, on peut faire une cuisine. Dans le mois, nous pouvons réaliser trente cuisines et deux magasins. C’est tendu mais jouable.» Et le tout à trois, au duo père-fils s’additionne un collaborateur au sein de la marbrerie. «Nous avons toujours gardé notre caractère d’artisan, cela demeure notre ADN tout comme la maîtrise de la taille de pierre. Aujourd’hui, nous sommes contraints de faire de la céramique en cuisine car c’est la tendance actuelle mais le cœur de notre métier demeure la pierre.» Et cela devrait continuer dans les années à venir car tout semble être plutôt bien prévu.

La fibre artistique

Décoration et création artistique ! La Marbrerie Geraudel entend accélérer dans ses dimensions de marchés de plus en plus demandées aujourd’hui. «Fabien est un artiste autodidacte, le virage de la décoration et des différents objets annexes produits grâce à la pierre, c’est lui qui l’a insufflé et cela devrait continuer à s’accélérer», assure Richard Geraudel. Le père est en train de transmettre, tranquillement mais sûrement, l’entreprise familiale à son fils. L’aventure continue.