Un peu de chat’leur…

Drôle d’endroit pour une rencontre ! Emmanuelle et Victor viennent d’implanter à Pulnoy, dans la zone de la Porte Verte, le premier bar à chats de Meurthe-et-Moselle. Mais les heureux matous ne seront pas les seuls à se faire câliner. Ils doivent en effet partager l’espace avec des lapins, des souris et même des poissons. Gageons […]

Emmanuelle et Victor viennent d’implanter à Pulnoy dans la zone de la Porte Verte le premier bar à chats de Meurthe-et-Moselle.

Drôle d’endroit pour une rencontre ! Emmanuelle et Victor viennent d’implanter à Pulnoy, dans la zone de la Porte Verte, le premier bar à chats de Meurthe-et-Moselle. Mais les heureux matous ne seront pas les seuls à se faire câliner. Ils doivent en effet partager l’espace avec des lapins, des souris et même des poissons. Gageons qu’ils en ronronnent déjà de plaisir.

À quelques jours de Noël, Emmanuelle Kah et Victor Leheu étaient encore en train de s’activer pour terminer au plus vite les derniers travaux. Le couple a dû ouvrir son bar à chats «vers» le 24 décembre. «Nous faisons tout nous-mêmes, alors parfois, nous sommes un peu débordés» concède la jeune femme. À tout juste 29 ans, Emmanuelle et Victor ont décidé de se lancer ensemble après avoir eu des expériences professionnelles chacun de leur côté. Victor, barman de formation, avait depuis longtemps envie d’ouvrir son propre établissement. Emmanuelle est quant à elle titulaire d’une licence de production animale. Amoureux des bêtes, le couple a eu un coup de cœur pour un bar à chats à Strasbourg et décide à son tour de reprendre le concept. Dans un premier temps, tous deux espèrent s’installer à Épinal. Mais ils se heurtent au refus des banques. «Elles ont jugé que la ville n’était pas suffisamment grande pour que le projet soit rentable», explique la jeune femme.

Une piste dans le Grand Nancy

Le couple se replie alors sur l’agglomération nancéienne. Cette fois-ci, Emmanuelle et Victor préparent mieux leur étude de marché. Une fois l’aval des banquiers obtenus, ils partent en quête d’un local. Les critères sont importants car le lieu accueillera des animaux. Les prix des loyers en centre-ville refroidissent quelque peu leurs ambitions. Le couple trouve enfin son bonheur dans la zone d’activités de la Porte Verte. Le local, un ancien centre de bronzage, ne nécessite pas de trop gros aménagements. Très vite, Emmanuelle voit le potentiel avec des box à l’arrière de la boutique. «On pourra y installer les lapins, les oiseaux et les poissons» souligne-t-elle. Impossible en effet d’imaginer les chats cohabiter avec les oiseaux ou les poissons sans qu’ils n’aient l’idée de jouer… au chat et à la souris !

Une pause de tendresse

Les chats auront accès à la pièce principale. Tels des pachas, ce sont eux qui choisiront ou pas de venir vers le client. «Il y aura des règles à respecter», précise Emmanuelle. Les clients n’auront en effet pas le droit de porter les animaux, de leur donner de la nourriture ou de les réveiller. Ils pourront juste les charmer pour espérer être choisis par l’un des pensionnaires en quête de caresse. Les visiteurs auront également de quoi se sustenter. Ils pourront déguster thé, café, bière, jus de fruits, bière (à consommer avec modération) ainsi que des collations tout au long de la journée. «Nous préparerons des crêpes, des pancakes mais aussi des salades», explique la jeune femme. Deux micro-ondes seront à la disposition de la clientèle fidèle. L’objectif est surtout de faire adopter les animaux. En tout cas, Emmanuelle et Victor ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas vu un chat !

Le bien-être animal

Ouvrir un bar à chat est une activité très réglementée. Elle est soumise au code rural et de la pêche maritime (article L. 214-6) ainsi qu’à l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques.

Mon ami le Chat

Emmanuelle et Victor ont tissé un partenariat avec l’association mosellane Mon ami le Chat. C’est la présidente qui choisira les chats confiés au couple en vue d’une adoption. «Nous voulions vraiment que ce soit une spécialiste qui s’en occupe. Il y a en effet beaucoup de travail administratif que nous ne pouvions assurer» souligne Emmanuelle.