Brexit, coronavirus : même pas peur ?

Un virus venu de Chine qui inquiète tout le monde (et c’est plus que légitime) et qui booste la vente de masques en tous genres et surtout fait exploser le standard du 15 dans l’Hexagone pour répondre à des inquiétudes certaines de la part de bon nombre mais qui parfois n’ont rien d’ordre médical, bonjour la psychose. Nos voisins d’outre-Manche qui n’ont plus de drapeau européen depuis quelques jours et qui entament gentiment leur Brexit avec toutes les conséquences néfastes (ou non, tout dépend du point de vue où on se place) pour les relations économiques entre nos deux pays. Ces deux événements majeurs pourraient tout simplement prédire un avenir très incertain en matière de tenue du mouvement des affaires. Naturellement, la progression du fameux coronavirus bloque l’économie chinoise et par conséquence l’économie mondiale. C’est bien connu aujourd’hui quand la Chine se met à tousser, le reste du monde commence franchement à s’enrhumer. Des pans entiers de secteurs d’activité tirent déjà la sonnette d’alarme (de façon préventive mais cela a toujours meilleur effet quand on commence à brandir le spectre de la catastrophe économique), reste que du côté des marchés financiers et de nos professionnels de la finance, version calculateurs et placements bien sentis, l’inquiétude est naturellement palpable (vous avez déjà vu un trader pas stressé…) mais la panique mondiale envisagée par quelques-uns au niveau des différentes places de marchés ne semblent pas avoir lieu. Au contraire, c’est presque l’inverse qui s’est produit dans quelques places financières à l’image de la bourse américaine où certains investisseurs semblent avoir bien joué leur coup. Même les observateurs les plus aguerris se sont presque fait surprendre par cette évolution vers «un équilibre global» comme on peut le lire sur divers sites spécialisés dans les placements financiers. En somme, malgré la progression du coronavirus, la sortie du Royaume-Uni de l’Europe et il faut bien le dire aujourd’hui une légère panne de la croissance européenne, les marchés financiers résistent. Une bonne chose ? Sans doute, reste à savoir jusqu’à quand car après, si changement brutal, l’ordonnance risque d’être assez salée.