48 %

C’est le pourcentage de collaborateurs français en télétravail aujourd’hui qui assurent avoir des difficultés pour s’organiser et être efficaces. Ce chiffre, tiré d’une enquête réalisée fin mars par QAPA, plateforme de recrutement par l’intérim, tente à démontrer les limites du télétravail dans l’efficacité générale d’une structure. Plus grave encore, le confinement entraînant cette mise en œuvre du télétravail pour bon nombre d’entreprises aujourd’hui devrait également laisser des traces psychologiques importantes. «37 % des hommes et 48 % des femmes interrogées pensent avoir besoin d’un accompagnement psychologique pour faire face à la crise du coronavirus. Malheureusement, les Français devront certainement se débrouiller par eux-mêmes puisque 89 % des entreprises ne proposent aucun accompagnement psychologique à l’heure actuelle», peut-on lire dans cette enquête. Il apparaît certain que des millions de salariés se retrouvent aujourd’hui en télétravail, souvent sans aucune préparation. «L’objectif des dirigeants et des managers est de s’assurer que leurs équipes en télétravail restent efficaces, motivées et respectent les règles de confidentialité des données», explique Alain Perret, le président de Walter France (réseau de cabinets indépendants d’expertise-comptable, d’audit et conseil). Il ajoute : «les salariés de leur côté, ne doivent pas tout attendre de leur hiérarchie pour s’organiser.» Réserver un espace de travail dédié, fixer des heures de travail, se laver, s’habiller pour être opérationnelle s’affichent comme les premières bonnes pratiques à mettre en œuvre pour assurer ses tâches en mode télétravail. «Le plus important est de s’appliquer plus que jamais des règles de gestion du temps concernant la gestion des priorités, les pauses et les récompenses», continue Alain Perret. «Les écueils les plus fréquents en télétravail sont, pour les salariés, le manque d’interactions sociales, de face-à-face, le fait d’être livrés à eux-mêmes ou, à l’inverse, l’impression d’une défiance de la part des managers hyper-contrôlants.» Sans parler de la notion sur la sécurité des informations et des données. Sur ce point, les risques sont plus que nombreux et déjà les cybercriminels s’en donnent à cœur joie…