45 %

C’est le pourcentage de Français qui seraient tentés par l’entrepreneuriat aujourd’hui à en croire la Fondation Entreprendre (reconnue d’utilité publique en 2011, elle agit en faveur de la cause entrepreneuriale depuis dix ans). L’esprit d’entreprendre semble donc perdurer malgré la crise, reste à savoir si cela concerne un entrepreneuriat, disons, subi (alternative pour créer son propre emploi) ou réellement souhaité par conviction. D’après cette étude, réalisée par Harris Interactive et parue le 11 juin, 76 % des Français soulignent que la création d’entreprise permet de se réaliser personnellement dans des secteurs qui donnent du sens à son travail. «Cette étude indique que la crise actuelle n’a pas bouleversé la dynamique entrepreneuriale mais tend à exacerber les tendances déjà observées depuis plusieurs années. Par exemple, la notion de risques, intrinsèque à l’entrepreneuriat est davantage ressentie. Mais on s’aperçoit qu’auprès des porteurs de projet, la crise les a incités à s’engager encore plus ou à reporter leur projet, et très peu à l’abandonner», constate Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre. 48 % des porteurs de projet assurent souhaiter redoubler d’effort pour lancer leur activité comme prévu. 39 % disent être incités à reporter leur projet et seulement 13 % d’entre eux se disent enclins à l’abandonner. «Si l’étude démontre que l’entrepreneuriat est un formidable levier de réalisation personnelle, ne soyons pas naïfs ! Le contexte actuel pèse sur la création d’entreprise comme le pensent 43 % des Français ainsi que sur leur capacité d’innovation», explique Thibault de Saint Simon, directeur général de la Fondation Entreprendre. Côté prospectives : 24 % des Français estiment que les conditions actuelles vont doper l’envie d’entreprendre. 43 % pensent que cette situation incertaine va plutôt freiner la création d’entreprise et 33 % estiment que les difficultés actuelles auront avant tout pour effet de décourager les initiatives. À noter qu’au mois d’avril dernier, les créations d’entreprises classiques en France avaient chuté de 33,5 % (source Insee).