Des loyers disparates dans le Grand Nancy

L’agence Scalen vient de faire paraître son enquête annuelle sur les niveaux de loyers du secteur locatif privé dans l’agglomération nancéienne et la Communauté de communes du Bassin de Pompey.

L’agence Scalen vient de faire paraître son enquête annuelle sur les niveaux de loyers du secteur locatif privé dans l’agglomération nancéienne et la Communauté de communes du Bassin de Pompey (CCBP) entrant dans le cadre des Observatoires locaux des loyers (OLL) mis en place par le ministère du Logement. Principaux enseignements.

587 €, c’est le loyer moyen d’un T3 dans la Métropole du Grand Nancy, «ce qui fait de l’agglomération nancéienne l’une des métropoles françaises où les niveaux de loyers sont parmi les plus abordables de France. Parmi les métropoles étudiées, le Grand Nancy figure à la 4e place des métropoles où les loyers sont les moins chers, juste derrière Clermont-Ferrand, Brest et Saint-Étienne.» L’agence Scalen, agence de développement des territoires Nancy Sud Lorraine, vient de faire paraître son enquête annuelle sur les niveaux de loyers du secteur locatif privé (disponible sur le site : https://www.agencescalen.fr) dans la Métropole du Grand Nancy et la Communauté de communes du Bassin de Pompey (CCBP). «Pour l’ensemble des logements du parc privé, les loyers médians s’élèvent pour la Métropole du Grand Nancy à 9,6 €/m² et 7,4 €/m² pour la CCBP.» Reste que des disparités, liées notamment à la localisation, l’époque de construction ou encore la date d’emménagement du locataire, sont bien présentes.

Homogénéité dans le parc récent

Dans le chapitre localisation géographique : «on observe une dégressivité logique des loyers du centre-ville vers la périphérie. Ainsi le loyer médian sur Nancy-ville est de 9,8 €/m² et de 9,3 €/m² hors Nancy et de 7,4 €/m² dans le Bassin de Pompey. Ce dernier offre un loyer médian inférieur de 30 % à celui de la Métropole. Le loyer médian décroît également selon le nombre de pièces : dans la Métropole, il varie de 12,6 €/m² pour un T1 à 8,2 €/m² pour un appartement d’au moins cinq pièces», peut-on lire dans cette enquête annuelle entrant dans le cadre des Observatoires locaux des loyers (OLL) mis en place par le ministère du Logement (voir encadré). Du côté de l’époque de construction : «le loyer médian le moins élevé est celui des logements construits sur la période 1946-1970. Ils sont loués jusqu’à 2,1 € moins chers au m² que les autres logements, en particulier ceux datant de 1971-1990. Cela s’explique par des niveaux des prestations moins qualitatifs que les autres logements.» Côté logements neufs : «les loyers du parc récent (après 2005) tendent à s’homogénéiser. Dans la Métropole du Grand Nancy, l’écart de prix avec les logements construits entre 1991 et 2005 n’est que de 0,1 €/m².» Cet état de fait enregistré s’explique notamment par «la présence de produits défiscalisés dans les programmes neufs dont les loyers sont plafonnés par la loi.» Si l’on se penche sur les dates d’emménagement, l’enquête révèle que «les emménagements sont très majoritairement des relocations de logements, à la suite du départ du locataire précédent, le reste correspondant à des premières mises en location. Les emménagés récents, c’est-à-dire ceux qui sont arrivés dans leurs logements en 2018, payent en général un loyer 6 % plus chers que ceux qui n’ont pas quitté leur logement.» Cette photographie à l’instant T est à prendre avec prudence car la crise du Covid-19 pourrait potentiellement avoir des conséquences directes sur le marché locatif. «La crise sanitaire devenant une crise économique, des effets sur le marché de l’emploi et sur les revenus des ménages sont prévisibles.» Le tableau dressé pourrait être bien différent l’année prochaine…

Scalen dans les OLL

OLL pour Observatoire locaux des loyers ! Depuis 2016, l’agence Scalen fait partie de ce réseau national mis en place par la loi Alur (loi relative à l’accès au logement et à un urbanisme rénové de mars 2014). 45 agglomérations sont présentes aujourd’hui au sein de ce réseau. Coordonné par l’Anil (Agence nationale pour l’information au logement), sous l’égide du ministère de Logement, il couvre environ 50 % de l’Hexagone. «À Nancy, l’OLL est le fruit d’une riche collaboration avec de nombreux administrateurs de biens. Il est un outil précieux pour la connaissance du marché local et contribue à la définition et à l’animation des politiques locales de l’habitat», explique-t-on à l’agence Scalen. Depuis 2017, le territoire d’études couvre la Métropole du Grand Nancy et la Communauté de communes du Bassin de Pompey.