Les Terrasses Carnot en mode attraction

Installées depuis le 23 juin, Les Terrasses Carnot permettent à cinq professionnels de bars, restaurants, kebabs, de la place éponyme de proposer une offre complémentaire, histoire de booster le redémarrage de leurs activités.

Cinq commerçants du secteur CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) de la place Carnot à Nancy s’unissent, histoire de faire face à une réouverture délicate de leur établissement. Depuis le 23 juin, ils viennent d’ouvrir Les Terrasses Carnot, un village d’été de 500 m² installé sur la place éponyme leur permettant d’étendre leur zone d’influence et de tenter de capter plus de clients.

Midi ne va pas tarder à sonner en ce dernier jour de juin ! Le soleil baigne gentiment, sans plomber l’entrée de la place Carnot à Nancy face à la faculté de Droit. Déjà quelques personnes se dirigent vers le nouveau concept qui vient de prendre place depuis le 23 juin et jusqu’à fin septembre. Un groupe de collègues de travail s’installe sur des bancs de brasserie afin de profiter d’une pause déjeuner normale au milieu de petites échoppes et chalet regroupés dans un village de 500 m². Nom de code : Les Terrasses Carnot. «Avec plusieurs commerçants de la place, nous réfléchissions à trouver un moyen pour booster un peu notre activité depuis la réouverture de nos établissements. Nous avons proposé ce concept de village sur la place à la mairie et il a tout de suite été adopté», explique Bertrand Cotic, le pilote du bar le Petit Carnot. Avec quatre autres acolytes (l’Aca, le Mac Carthy, le Boulevard et Le Coyote), tous issus du secteur des bars et de la restauration (classique et rapide), il propose (tous les jours, sauf le lundi, de 10 h à 23 h et de 10 h à 20 h le dimanche) dans son petit K-Banon ses services classiques de restauration et de désaltération.

Protocole sanitaire vital

«La crise sanitaire que nous traversons depuis plus de trois mois à un fort impact sur notre économie. Depuis le mois de mars, nous avons accompagné les commerçants et travaillé avec les professionnels sur la réouverture de leurs restaurants, cafés et bars. Nous avons tout mis en œuvre pour leur permettre de retrouver leurs chiffres de fréquentation, dans un contexte de travail inédit, avec un élargissement des terrasses et la création d’espaces de convivialité dans le respect du protocole sanitaire», expliquait la ville de Nancy la veille de l’ouverture officielle des Terrasses Carnot. Les choses semblent prendre progressivement, notamment en fin de journée à l’heure où bon nombre d’urbains ne louperaient pour rien au monde l’heure de l’apéro (avec modération). Une idée déjà bien présente chez Bertrand Cotic, l’un des instigateurs de la Fédération lorraine de l’apéro (FLA) qui propose sa terrasse sur le port Sainte-Catherine. Indispensable pour ces professionnels du secteur CHR de trouver des alternatives et des compléments d’offres pour redynamiser une activité totalement mise en berne pendant la période de confinement. Si l’activité redémarre (timidement), les mesures sanitaires vitales entraînent un accueil de clients moindre. La solution de proposer un genre d’extension extérieure à l’image des Terrasses Carnot s’affiche comme un atout supplémentaire pour tenter de remonter la pente. À côté des offres de restauration, avec plats du jour le midi et planches apéro en soirée, plusieurs animations se sont proposées aux clients des terrasses (mölkky et pétanque) ainsi que des groupes locaux et DJ de Nancy proposent une ambiance musicale (les mercredis, jeudis, vendredis et samedis soir). Un havre de convivialité bienvenu en cette période particulièrement troublée.

L’été en terrasses

La Fédération lorraine de l’apéro (FLA) a ouvert le bal mi-juin en proposant une terrasse sur le port Saint-Catherine à côté des bittes d’amarrage de sa péniche. Depuis le concept a gagné bon nombre d’endroits de la cité ducale. Les terrasses ont fleuri un peu partout, notamment du côté du parc de la Cure d’Air ou encore sur la passerelle Saint-Léon sous l’impulsion d’associations de commerçants. Reste à bien prendre conscience et de rappeler l’impérieuse nécessité de respecter les gestes barrières.