Pour un allégement de la fiscalité locale

Dans une lettre ouverte envoyée aux élus locaux, le Medef, la CPME et l’U2P de Meurthe-et-Moselle demandent un allégement de la fiscalité locale.

Le Medef, la CPME et l’U2P (Union des entreprises de proximité) de Meurthe-et-Moselle viennent d’adresser un courrier aux élus des communautés de communes afin d’envisager un allégement de la fiscalité locale des entreprises pour concourir au rebond de l’économie et surtout anticiper une rentrée qui s’annonce difficile.

Baisse, voire suppression totale de la taxe locale sur la publicité extérieure. Allégement de deux tiers du montant de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour certaines entreprises ou encore abattement facultatif institué en faveur des commerces de proximité ! Ce sont les demandes mises en avant par le Medef, la CPME et l’U2P de Meurthe-et-Moselle aux différents élus des communautés de communes.

Bouffée d’oxygène…

«Face à la crise que nous traversons, la mobilisation des pouvoirs publics et des collectivités locales est sans précédent. Sur le plan économique, les mesures et les aides d’ores et déjà prises ont permis de soutenir de nombreuses PME implantées sur notre territoire. Quand bien même les difficultés des TPE-PME restent présentes notamment en matière de trésorerie, ces entreprises tentent de retrouver une activité normale et souhaitent vivement pouvoir continuer à faire vivre par leur activité, le bassin d’emploi», assurent Christine Bertrand, la présidente du Medef 54, Franck Bersauter, président de la CPME 54 et Fabrice Gwizdak, président de l’U2P 54 dans un courrier commun envoyé mi-juillet aux élus des EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) de Meurthe-et-Moselle et à l’exécutif départemental. Rappelant la mobilisation des élus locaux, notamment via leur participation au Fonds de Résistance, les trois organisations patronales «ont bien conscience que ces mesures auront un impact sur les finances des communes. Toutefois, pour beaucoup d’entreprises, il s’agirait de leur octroyer une bouffée d’oxygène qui leur permettrait de renforcer leur trésorerie et de continuer à participer à la vie économique de notre territoire. Pour d’autres, il s’agit tout simplement d’éviter de les voir disparaître.» Reste à attendre le retour des différents exécutifs. «Si aujourd’hui l’accalmie apparaît masquée, le gros des difficultés devrait réellement apparaître à la rentrée pour bon nombre d’entreprises du territoire et devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année», assure Benoît Palisson, le délégué général du Medef de Meurthe-et-Moselle. La rentrée risque d’être plus que difficile !