La reprise prendra du temps

D’après l’agence Scalen, la baisse d’activité dans la Métropole du Grand Nancy est estimée à moins 11,3 % en juin dernier. La forte présence de services non marchands sur ce territoire permet d’atténuer l’impact économique de la crise.

Dans la dernière livraison de son enquête sur les impacts de la crise dans le Sud Meurthe-et-Moselle, Scalen, l’agence de développement des territoires Nancy Sud Lorraine, laisse présager une reprise lente, incertaine et disparate selon les secteurs d’activité et les territoires.

Reprise d’activité parfois rapide mais incertaine sur son maintien dans l’avenir à l’image du bâtiment qui, pour bon nombre d’entreprises, tourne grâce aux reports de chantiers et des commandes passées avant le début de la crise sanitaire. Une reprise beaucoup plus lente voire totalement inexistante pour certains secteurs avec en première ligne l’événementiel et notamment l’événementiel professionnel. Des territoires différemment affectés avec des reprises délicates dans les territoires industriels (comme les bassins de Pompey et de Pont-à-Mousson) et un peu moindre dans certains secteurs plus ruraux. C’est le bilan que l’on peut tirer à la lecture de l’enquête de l’agence de développement Scalen parue fin juillet sur les impacts de la crise dans le Sud Meurthe-et-Moselle

Rentrée : la grande inconnue

«La reprise a été rapide dans les services marchands, dont le commerce et la restauration, mais ces secteurs pèsent fortement dans la baisse d’activité générale du fait d’un rebond en mode dégradé lié principalement aux conditions de travail et d’accueil sanitaires limitantes. La reprise de l’intérim et de contrats courts est toujours suspendue à la levée de l’activité partielle prioritaire pour les entreprises avant d’envisager des renforts de main-d’œuvre», peut-on lire dans cette enquête (disponible sur le site : www.agencescalen.fr). «L’industrie et la construction ont retrouvé un regain d’activité mais sans doute plus lent que les autres secteurs avec une inertie sur la chaîne d’approvisionnement pour certains secteurs industriels positionnés sur des marchés internationaux.» Du côté des services non marchands : «leur part dans la baisse reste faible et ce secteur concentre 40 % des emplois du Sud Meurthe-et-Moselle, ce qui permet d’amortir un peu l’effet de l’impact de la crise.» Reste que la crise est loin d’être terminée. La rentrée s’annonce comme une grande inconnue et les prévisions laissent présager des mois plus que délicats. 20 % des entreprises du Sud Meurthe-et-Moselle assurent n’avoir aucune visibilité de leur activité et seulement 43 % anticipent un retour à la normale d’ici trois mois et 36 % à la fin de l’année. L’équation affiche toujours plusieurs inconnues…