SharePrint abat la carte éco-pâturage

Loué à l’association Les éco-pattes, le mouton d’Ouessant s’affiche comme une tondeuse écologique idéale pour l’éco-pâturage.

Après les ruches l’an passé, les moutons ! L’imprimeur grand-nancéien SharePrint amplifie ses actions écoresponsables en accueillant deux nouveaux locataires sur son terrain du site Saint-Jacques à Maxéville. Deux moutons d’Ouessant viennent prendre possession de plus de 3 000 m² de terrain herbeux. Leur mission : l’éco-pâturage. Le tout mis en œuvre sur les conseils de l’association régionale Les éco-pattes.

Deux petites taches noires se distinguent dans les hautes herbes jaunies par les chaleurs estivales. À leur rythme, les deux nouveaux locataires d’une partie du parc extérieur de l’imprimeur SharePrint, sur les hauteurs de Maxéville au cœur du site Saint-Jacques, effectuent leur mission d’éco-pâturage depuis une quinzaine de jours. Une cinquantaine de centimètres de taille et au garrot pour un poids maximum d’une vingtaine de kilos, Pedro et son acolyte (aujourd’hui toujours sans nom mais cela ne devrait pas tarder : ndlr) sont deux moutons d’Ouessant en provenance de l’association régionale Les éco-pattes. «L’association nous a démarché il y a quelques temps en nous proposant la location de ces deux compères pour assurer une partie de l’entretien de notre parc extérieur. C’était une suite logique des différentes actions écoresponsables que nous menons depuis toujours au sein de l’entreprise. Cette nouvelle démarche reste dans le prolongement de nos principes et en adéquation avec nos valeurs et cela permet également de faire travailler une association, qui par les temps actuels, en a bien besoin comme tout le monde !», explique Gilles Collin, l’un des pilotes de l’imprimeur grand-nancéien. «Nous n’avons pas souhaité laisser de côté notre paysagiste qui assurait l’entretien complet de nos extérieurs. Nous avons trouvé un compromis ! Il continue à intervenir sur la moitié de notre terrain et le reste est aujourd’hui le domaine des deux moutons.»

Préservation de la biodiversité

Un peu plus de 3 500 m² sont aujourd’hui le lieu de travail et de vie des deux mammifères. La clôture, l’abreuvoir sont déjà présents dans leur nouvel écosystème et un abri en bois pour l’automne et l’hiver sera bientôt installé par l’association Les éco-pattes. L’éco-pâturage s’affiche comme le fer de lance de cette association (créée en 2018 à Montigny-lès-Metz et aujourd’hui basée à Pournoy-la-Chétive au sud de Metz) dans une logique de valorisation et de préservation de la biodiversité tout en conservant et assurant la promotion des races anciennes. «Le but principal de l’éco-pâturage n’est pas la rentabilité économique mais le maintien et la restauration du milieu tout en limitant les coûts de gestion. C’est un excellent moyen de gérer des espaces publics ou privés, enherbés peu utilisés ou enfrichés. Il est intéressant au niveau économique, au niveau social et il est respectueux de l’environnement», explique l’association. Ces démarches écoresponsables, notamment de la part d’entreprises, semblent avoir le vent en poupe. L’association se professionnalise de plus en plus «nous venons d’embaucher notre premier salarié au mois de juillet et nous devrions passer sous le statut de société coopérative au début de l’année prochaine. Nous intervenons aujourd’hui sur l’ensemble du Grand Est.» Location des animaux (avec gestion complète du troupeau, suivi individuel des animaux), aménagement du site, l’association prend tout en charge avec des formules ponctuelles, une gestion annuelle ou une collaboration sur le long terme. «C’est une véritable expérience, une aventure humaine pour l’entreprise et un projet fédérateur pour l’ensemble des collaborateurs et des clients», assure Gilles Colin. La démarche écoresponsable de SharePrint pourrait même donner des idées aux autres entreprises présentes sur le site Saint-Jacques. À voir dans l’avenir…

Le miel du confinement

Les moutons aujourd’hui, les abeilles hier ! L’an passé dans sa logique écoresponsable, l’imprimeur SharePrint a installé deux ruches sur son terrain (environ 50 000 abeilles ouvrières). Toujours bien présentes et elles ont été actives. «Nous devrions récolter une soixantaine de kilos cette année», assure Gilles Colin. La récolte 2020 avait son nom tout trouvé : «cela sera le miel du confinement.»