60 %

C’est le pourcentage de Français qui admettent avoir transgressé les règles de circulation depuis l’entrée en vigueur du confinement le 30 octobre. Ce chiffre est tiré d’une étude de l’Ifop (Institut français d’opinion public) pour le site Consolab (étude réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 5 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 030 personnes, dont un sous-échantillon de 1 094 salariés), représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.) «Le reconfinement semble plus difficile à vivre psychologiquement qu’en mars si l’on juge la proportion de Français admettant ne pas avoir le moral : 28 % début novembre, contre 20 % lors du premier confinement», peut-on lire dans cette enquête. «Ce reconfinement semble favoriser une usure psychologique générale. Son annonce a accru le nombre de personnes victimes d’anxiété (27 %), de troubles du sommeil (38 %) mais aussi de dépression (12 %).» L’Ifop s’est également penché sur la mise en œuvre du télétravail par les entreprises. Elle souligne le manque d’application de la règle du 100 % télétravail édictée par le gouvernement. Sur un échantillon de 1 094 salariés, l’Ifop a isolé les salariés exerçant une activité télétravaillable. «Près de la moitié d’entre eux rapportent que leur entreprise ne respecte pas scrupuleusement l’obligation de passer en télétravail (…). Plus d’un quart d’entre eux (27 %) rapportent que leur hiérarchie leur a déjà demandé de venir sur leur lieu de travail alors que ce n’était pas indispensable.» D’après les chiffres fournis par l’Ifop : moins de la moitié des salariés ayant un poste totalement télétravaillable travaille tous les jours depuis leur domicile. 40 % alternent entre présentiel et télétravail et 14 % travaillent tous les jours dans leur entreprise. «Si tous les salariés télétravaillables ne sont pas en télétravail, ce n’est pas forcément contre leur volonté, une large majorité de salariés préférant alterner les situations de présence et de télétravail. Il y a sans doute là un désir de conserver un lien social, une dynamique d’équipe, ou même de se changer les idées, et ceci même aux dépens de leur santé», assure François Kraus, le directeur du pôle Actualités de l’Ifop.