Économie numérique

Soldes fructueux pour un e-commerce qui recrute

Bilan très positif pour les soldes du e-commerce. Dans ses formes les plus basiques, l’achat n ligne est en train de se banaliser dans les habitudes de consommation des Français. Et le secteur prévoit de continuer à créer des emplois.

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Les soldes d’été 2014 sur Internet ont crû de 11%, par rapport aux trois premières semaines de celles de 2013.
Les soldes d’été 2014 sur Internet ont crû de 11%, par rapport aux trois premières semaines de celles de 2013.

 

Les soldes d’été 2014 sur Internet ont crû de 11%, par rapport aux trois premières semaines de celles de 2013.
Les soldes d’été 2014 sur Internet ont crû de 11%, par rapport aux trois premières semaines de celles de 2013.

Le e-commerce poursuit sa route à contre-tendance. Alors que les soldes d’été affichent un bilan négatif dans les magasins, ceux sur Internet connaissent une croissance à deux chiffres. C’est ce qu’annonce, dans un communiqué du 28 juillet, la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, qui réunit les professionnels du secteur. Les soldes d’été 2014 sur Internet ont crû de 11%, par rapport aux trois premières semaines de celles de 2013, après une hausse un peu plus modérée de l’ordre de 8%, sur la première semaine. Sur la période la plus favorable, le nombre de commandes enregistrées a progressé de 14% en moyenne, et de 18% pour les sites spécialisés dans l’habillement- textile. En revanche, le montant du panier moyen a baissé de 2% : il pèse à présent 111 euros, contre 113 l’an dernier, sur la même période. En fait, la tendance du e-commerce durant les soldes demeure très cohérente avec celle du reste de l’année. Au premier trimestre 2014, en effet, le chiffre d’affaires du e-commerce a augmenté de 11%. Les Français ont dépensé 13,4 milliards d’euros en ligne. Par ailleurs, au cours de cette même période, le nombre d’acheteurs a crû de 4%. D’après l’observatoire des usages Internet de Médiamétrie, 33,8 millions d’internautes ont effectué des achats en ligne. «Le nombre de cyberacheteurs continue encore d’augmenter : on en dénombre 1 230 000 de plus que l’an dernier. Leur profil est désormais le même que celui des internautes. Ainsi, s’il y a encore un an, les cyberacheteurs étaient plus nombreux parmi les internautes de moins de 50 ans, aujourd’hui c’est une pratique qui concerne sans conteste les internautes de tous âges», souligne Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, dans un communiqué de mai dernier. Et de fait, les pratiques se banalisent. Le panier moyen continue de diminuer. Il est tombé à 81,5 euros, soit -4% en un an. En revanche, la fréquence d’achat continue à accélérer. En moyenne, les cyberacheteurs achètent à présent six fois par trimestre. Résultat, au total, le montant qu’ils dépensent a augmenté. Il passe de 467 € au premier trimestre 2013 à 491 € au premier trimestre 2014.

Des emplois à venir ?
Côté offre, la population des sites marchands actifs en France a grossi de 21 000 nouveaux venus entre le premier trimestre 2014 et celui de l’année précédente. Ils sont à présent 144 000, soit une augmentation de 17% . Et, d’après la Fevad, ces activités pourraient représenter 100 000 emplois, fin 2014. Les perspectives de recrutement et les profils recherchés ont été analysés par une étude de CCM Benchmarck, cabinet d’études, pour la Fevad. Elle estime le nombre d’emplois dans le domaine du e-commerce à 87 000 postes dont près de 50 000 chez les sites marchands euxmêmes, un chiffre en nette progression (+17%). Quelque 12 000 nouveaux emplois auraient été créés en 2013. Les secteurs où la croissance en emplois est la plus vive sont les secteurs de l’habillement (+35%, en moyenne) et du tourisme (+32%). En revanche, la tendance reste plus modérée dans le secteur high-tech (+7% seulement, en moyenne). Pour l’année 2014, 70% des sites de e-commerce prévoient de recruter. Parmi les profils les plus recherchés, figurent en tête les développeurs Web (58%), en particulier pour les plus grands sites. Suivent les postes d’analystes (45%), les chefs de produit (36%), puis les responsables CRM (30%). Et 85% des responsables de sites e-commerce déclarent rencontrer des difficultés pour recruter certains profils.

 

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