Edito

Tout de suite la pub…

Roland-Garros, Tour de France, mondiaux de natation, d’athlétisme et de judo, championnat d’Europe de basket, coupe du monde de rugby. L’année sportive est prolixe en événements. Les héros des temps modernes ont le physique bodybuildé de Florent Manaudou, la taille herculéenne de Teddy Riner ou les jambes d’airain d’Usain Bolt. Plus vite, plus haut, plus fort…Le sport business se frotte les mains entre la providentielle manne venue de la riche péninsule arabo-persique et les fructueuses coupures pubs des retransmissions télévisuelles. Et la France se met à rêver des Jeux olympiques de 2024. Le sésame d’entrée est de l’ordre de 100 millions d’euros la candidature. Rayon organisation, Sotchi 2014 est le champion toutes catégories des dépenses : 36 milliards d’euros. Rio 2016 devrait dépasser la barre des 12 milliards. Les JO agissent bien sûr comme un booster économique. Attention au virage cependant. La seule cérémonie d’ouverture de Pékin 2008 avait coûté 82 millions d’euros. Celle de Londres 2012 quelque 34 millions aux contribuables britanniques. La Grèce ne s’est jamais remise des ruineuses joutes d’Athènes 2004. Pendant ce temps-là, la nouvelle saison de Ligue 1 de football s’est négociée à 750 millions de droits TV. Sur le grand marché du ballon rond, entre les salaires des stars et les budgets de certains clubs, on oscille entre le supersonique et le pharaonique. Finalement, en cette rentrée, rien de tel qu’un footing en forêt, une sortie cyclo ou un tennis entre amis, quelques brasses à la piscine près de chez soi. Moins spectaculaire ? Tellement plus oxygénant.

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