L’union des chargeurs de Lorraine (UCL), née de la fusion de l’union des chargeurs fluviaux et du groupement des chargeurs de Lorraine regroupant notamment les professionnels du transport et du FRET, vient d’organiser sa première grande soirée de rencontre et d’information le 18 janvier à Pont-à-Mousson. Objectif : faire connaitre réellement cette union de professionnels et […]

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Philippe Angel entend faire de l’UCL un véritable laboratoire d’idées.
Philippe Angel entend faire de l’UCL un véritable laboratoire d’idées.

L’union des chargeurs de Lorraine (UCL), née de la fusion de l’union des chargeurs fluviaux et du groupement des chargeurs de Lorraine regroupant notamment les professionnels du transport et du FRET, vient d’organiser sa première grande soirée de rencontre et d’information le 18 janvier à Pont-à-Mousson. Objectif : faire connaitre réellement cette union de professionnels et dresser les perspectives d’évolution de ces activités de transport et de FRET ou l’inter-modalité est aujourd’hui le maître mot. 

Quelle est l’année de création de l’Union des chargeurs de Lorraine ? Et pourquoi cette fusion avec l’Union des chargeurs fluviaux et le Groupement des chargeurs de Lorraine ?

Notre union entame sa troisième année d’existence ! En 2014, j’ai été élu président de l’Union des chargeurs fluviaux et je me suis rapproché du Groupement des chargeurs de Lorraine car il était nécessaire, vu l’évolution de nos métiers et des marchés, de réellement mettre en place une association qui défende la notion de multimodalité dans les transports dans son ensemble.

Combien d’adhérents sont aujourd’hui présents au sein de l’UCL et quels sont les professionnels que vous entendez toucher ?

Nous sommes aujourd’hui une quarantaine d’adhérents et nous souhaitons toucher l’ensemble des utilisateurs du transport et du fret que cela soit les transporteurs, les chargeurs, les affréteurs et toutes les entreprises qui ont quelque chose à faire transporter. Aujourd’hui, tout entreprise est concernée, au moins indirectement par le phénomène Transport. Notre objectif est de devenir un véritable laboratoire d’idées en la matière.

C’est tout de même atypique de voir des transporteurs associés à des chargeurs car les seconds sont le plus souvent les donneurs d’ordre des premiers ?

Nos métiers sont extrêmement liés et bon nombre de transporteurs deviennent chargeurs car c’est tout simplement pour eux une nécessité économique. Les marchés évoluent et il est indispensable de s’unir pour préparer les choix stratégiques de l’ensemble des professionnels.

L’UCL est un membre actif de l’AUTF (Association des Utilisateurs de Transport de Fret), vous êtes leur porte-parole dans la région. Quel est son rôle ?

L’AUTF représente les entreprises industrielles et commerciales dans leurs fonctions de donneurs d’ordre aux transports. Le transport et la logistique sont des secteurs complexes en pleine mutation et très réglementés. Ils constituent un enjeu stratégique en termes de services et d’organisation. Son rôle est d’informer sur les évolutions juridiques et réglementaires et valoriser l’intérêt des chargeurs auprès des instances internationales, européennes et nationales.

Tout comme l’UCL au niveau régional ?

Informer, rassembler et représenter demeurent nos trois lignes directrices au niveau de l’UCL. Nous transmettons à nos adhérents toutes les informations et documentations en lien avec l’objectif de l’Union. En nous rassemblant, nous pouvons échanger nos points de vue et mener ensemble de véritables réflexions pour améliorer les domaines de la logistique et du transport de marchandises tout en faisant entendre notre voix auprès des différentes instances.

Comment voyez-vous l’évolution de votre secteur ?

Nos métiers, nos marchés sont en pleine mutation et ils sont parfois difficiles à saisir. Cela nécessite une adaptation sans faille, le tout avec une concurrence européenne agressive, et parfois déloyale, face à laquelle les entreprises nationales bataillent ferme pour faire face. Il nous faut innover au lieu de subir et c’est par l’échange et l’union que nous pouvons réellement y parvenir.

Emmanuel VARRIER