5,8 millions

C’est le nombre de salariés au chômage partiel, soit un salarié sur quatre. C’est ce qu’a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 7 avril dernier. Au total, 544 000 entreprises sont concernées par cette mesure. Des chiffres en constante progression. Les conséquences du confinement, imposé par le Gouvernement pour enrayer l’épidémie de Covid-19, sont multiples. L’entreprise CS Conseil, créée en 2014 par Sébastien Cathelin, gère cela au quotidien en accompagnant les équipes RH, les dirigeants d’entreprises et les salariés issus du privé comme du public. «Avec mon équipe de cinq personnes composée de psychologues et d’assistantes sociales, nous soutenons les entreprises et leurs salariés. Les conséquences du confinement et de cette crise sanitaire sont de plusieurs ordres. Tout d’abord financière pour les personnes en chômage partiel, les dirigeants contraints d’arrêter leurs activités… À cela s’ajoutent des troubles psychologiques : stress, anxiété, angoisse, isolement, perte du sommeil lié aux changements de rythmes et aux pertes de repères.» Avant d’ajouter : «Les personnes en télétravail, quand elles ont des enfants, doivent souvent prendre plusieurs casquettes : celle de salarié mais aussi de nounou et de professeur.» Et s’en suivent évidemment des conséquences de violences physiques, verbales ou psychologiques. «Ce climat anxiogène et le confinement favorisent malheureusement le développement de comportements violents. Cette violence risque de s’accroître avec le temps car les problèmes vont se multiplier et même après le déconfinement.» Pour ne pas tomber dans un cercle vicieux, CS Conseil aide à s’adapter à ces contraintes liées à la crise et trouver un nouvel équilibre dans cet environnement compliqué. «Il faut être vigilant et tenter de positiver en repensant son mode de vie et de consommation, en favorisant les échanges amicaux et familiaux par d’autres biais, réorganiser son emploi du temps et se préserver en limitant les facteurs anxiogènes.»