3 questions à… : Yann Ollivier, président d’Yzico

La conjoncture incertaine semble pousser bon nombre de personnes à abattre la carte de la création d’entreprise. Reste à savoir si c’est un choix contraint et forcé ou consciemment choisi. Un peu des deux, reste que l’écosystème entrepreneurial va devoir s’adapter.

La création d’entreprise semble connaître une nouvelle dynamique. Le constatez-vous?

Plusieurs de nos associés nous font remonter d’importantes demandes de personnes souhaitant créer leur entreprise en Meuse et dans les Vosges. C’est la même tendance dans toute la région et cela concerne tous les secteurs.

Comment l’expliquez-vous ?

Pendant la période de confinement, les gens qui avaient déjà un projet se sont posés et ont pu le peaufiner et ils ont décidé de se lancer. D’autre part, certains cadres d’entreprises ont vu l’opportunité de donner un sens à leur vie professionnelle et anticipent les futures décisions sociales de leur groupe dans les mois à venir.

Certains affirment qu’un entrepreneuriat dit de contrainte va apparaître, suite aux probables vagues de licenciements économiques, comment abordez-vous la chose ?

Nous avons travaillé avec l’Université de Lorraine pour mettre en place un DU (Diplôme universitaire) Entrepreneuriat qui aura pour mission de donner les bases de l’entrepreneuriat à cette typologie de personnes. Reste que tout le monde ne peut pas être chef d’entreprise, vous avez l’ADN ou non.