49 %

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C’est le pourcentage de Français actifs qui assurent que le confinement a joué sur leur envie de reconversion professionnelle. Ce chiffre est tiré d’une enquête réalisée par MaFormation (plateforme de mise en relation entre candidats et organismes de formation) parue au début du mois. «L’épidémie du coronavirus et le confinement ont été un déclic pour de nombreux actifs. Les recherches de formation réalisées sur notre site ont augmenté de 40 % pendant la période de confinement, en comparaison à la même période en 2019», assure Jérémy Plasseraud, responsable du site MaFormation.fr. La reconversion professionnelle semble donc s’affirmer beaucoup plus comme une simple tendance. D’après cette enquête : 51 % des actifs qui entendent se reconvertir sont en poste, 32 % ont entre onze et vingt ans d’expérience, 61 % exercent actuellement un métier en phase avec leurs diplômes, 41 % ont changé plusieurs fois de métiers depuis le début de leur vie active et 41 % ont changé plusieurs fois de secteur d’activité. La reconversion s’avère pour 29 % d’entre eux comme nécessaire car ils ne se plaisent plus dans leur métier actuel, leur entreprise (20 %) ou leur secteur d’activité (16 %). Le manque d’évolution de carrière est également une des raisons pour 26 % des personnes interrogés et 21 % entendent se reconvertir pour gagner plus. «La reconversion est certes un changement de vie, mais elle n’est pas nécessairement synonyme de mobilité. Seul un répondant sur quatre indique être prêt à changer de région, quand un sur trois souhaite rester dans sa ville actuelle», précise l’enquête. Du changement mais pas trop ! Du côté des domaines les plus prisés, le pragmatisme semble s’imposer bien loin des clichés. «Dans les domaines que l’on aurait pensés en haut de classement comme l’artisanat ou encore le web, ils se font devancer par les métiers du secrétariat (17 %), des Ressources Humaines (15 %), de la santé (14 %) ou encore du commerce (13 %).» Les formations dans le médico-social apparaissent avoir le vent en poupe. «La situation sanitaire a créé des déclics, les Français ont envie d’aider les autres, encore plus en cette période compliquée», précise Jérémy Plasseraud