51 %

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C’est le pourcentage de Français qui préféreront à l’avenir travailler au bureau plutôt qu’être en télétravail. Ce chiffre est tiré d’un sondage réalisé par Deskeo, opérateur de bureaux flexibles, paru la semaine dernière. Si le télétravail a été mis en avant comme obligatoire par le gouvernement (quand il est possible), il apparaît dans les faits que ce deuxième confinement a vu l’apparition d’un télétravail à la carte. «Pour cette deuxième vague de confinement, le présentiel est beaucoup plus fort au sein des entreprises. 38 % des Français déclarent que leur employeur les oblige à se rendre au bureau tous les jours», peut-on lire dans cette enquête. Sur les 62 % des Français en télétravail, 39 % reviennent plusieurs fois par semaine au bureau et 11 % de façon ponctuelle. Seulement 12 % restent totalement confinés en home office. «Le télétravail est entré dans les mœurs, mais les Français restent très attachés à leurs bureaux», assure Frank Zorn, cofondateur de Deskeo. L’enquête tente à démontrer que globalement l’appétence pour le télétravail s’essouffle à mesure que la crise s’allonge. Une fois, l’épisode de coronavirus derrière nous (reste que ce n’est pas franchement pour demain : NDLR), les Français apparaissent préférer revenir travailler au bureau autant que possible. Autre enseignement tiré de cette enquête : le manque d’adaptation des entreprises face au télétravail. «Beaucoup de sociétés ont dû réagir rapidement face aux problématiques liées à la crise sanitaire. Mais la plupart n’a pas encore opéré de véritable transformation.» 65 % n’ont pas formé leurs cadres au management à distance et 53 % n’ont rien modifié à leur process ou outils pour faciliter le travail à distance. Côté investissement pour aider les salariés à s’équiper à la maison, 61 % des sociétés ne se sont pas encore penchés sur le sujet. «Même si on observe des améliorations, la transformation des entreprises ne va pas assez vite et il reste encore beaucoup de travail. Le virage digital est plus difficile à prendre pour les structures qui n’y étaient pas préparées. Elles ont clairement un rôle à jouer pour accompagner leurs collaborateurs vers une organisation du travail hybride nécessaire tant que la pandémie n’est pas maîtrisée», assure Frank Zorn. Une chose apparaît certaine c’est que la notion même de télétravail est adoptée et devrait perdurer. 56 % des Français déclarent que le travail à distance est davantage admis qu’avant au sein de leur organisation. Seules 15 % des sociétés sont encore réfractaires au home office.