La tension monte...

La tension monte...
La tension monte...

Décembre est entamé ! Dernier mois d’une année 2020, que tout un chacun sera loin d’oublier. Le déconfinement progressif amorcé depuis quelques jours, avec comme point d’orgue la réouverture des commerces depuis le 28 novembre, s’affiche comme une bouffée d’oxygène. Une bouée à la mer conjoncturelle de plus en plus agressive et dont les lames de fond commencent juste à se former avant de déferler dans les mois à venir. La crainte, plus que légitime, de voir arriver une vague de défaillances d’entreprises dès les premiers mois de 2021 n’est pas un leurre. «Si le nombre de procédures amiables et collectives reste à ce jour faible, les professionnels du Droit et du Chiffre de Meurthe-et-Moselle attendent une forte progression des défaillances d’entreprises au premier semestre de l’année prochaine.» Constat établi par le réseau Propice (regroupant les différentes instances représentatives du Droit et du Chiffre de Meurthe-et-Moselle avec la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle). Ce 8 décembre, il organise un webinaire avec un thème équivoque : «Prévenir et accompagner les difficultés des entreprises face à la crise de la Covid-19». La mobilisation générale est de mise pour tenter de limiter le flot de défaillances annoncé. Les procédures existent, reste qu’elles demeurent encore et toujours très peu connues de la part des entrepreneurs. Une méconnaissance additionnée à une crainte, celle d’exposer ses difficultés. La donne n’est pas nouvelle, les pilotes des entreprises poussent la porte des différentes cellules de prévention, à l’image de celle du Tribunal de commerce de Nancy, mais il est déjà souvent trop tard. La crise actuelle, sa violence quasi jamais égalée dans la période contemporaine, ne semble rien n’y changer. L’air ambiant n’a jamais été aussi amer avec une tension latente palpable. Mercredi dernier, les professionnels de la restauration, des cafés, des bars, des hôtels, des discothèques, ont battu le pavé de la place Charles III (comme l’avaient fait les commerçants quelques jours avant) histoire de tenter de faire comprendre que ce secteur CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) est tout simplement à l’agonie et que la perspective d’ouverture à la mi-janvier 2021 se soldera indéniablement par le baisser de rideau définitif de bon nombre. Les autres secteurs tentent de tenir la barre et certains s’en sortent même plutôt bien se créant des opportunités de développement grâce à une adaptation rapide et des reins financiers solides. Si la chute de pans entiers de l’économie est avérée dans les semaines à venir, les réactions en chaîne qu’elle entraînera risquent d’être cataclysmiques.