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3 questions à Martin Jochum, gérant associé de Mirabio

Le label européen IGP «n’est pas une panacée» pour tous nos agriculteurs.

© Mirabio
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Ne souhaiteriez-vous pas obtenir l’IGP mirabelles de Lorraine ?

On pourrait y adhérer mais on n’en ressent pas forcément le besoin. C’est aussi sans doute par méconnaissance, mais son rôle moteur pour la filière semble indéniable.

L’IGP n’est-il pas un avantage ?

Sur le marché français de la mirabelle, la concurrence est de plus en plus importante en dehors du terroir originel lorrain. De ce point de vue-là, l’IGP est intéressant. À échelle européenne, on exporte un peu de notre production en Belgique et en Allemagne. Ils veulent un produit de qualité et de terroir mais pas nécessairement labellisé IGP. Or, certains pays vont se rabattre sur des types de prunes moins chers. D’où la légitimité de pratiquer le libre échange sur un produit spécifique de terroir comme la mirabelle, IGP ou non.

Dans quelles mesures bénéficiez-vous de l’UE ?

La PAC est nécessaire pour mener une activité comme la nôtre, bio et responsable, pour laquelle nous recevons des subventions spéciales. Plus globalement, l’Etat et les consommateurs doivent agir pour limiter l’impact négatif des importations sur nos agriculteurs. De ce point de vue, l'IGP doit pouvoir jouer un rôle dans la sensibilisation et l'orientation des choix des consommateurs.

Nhälâ MANGOT

Interview réalisée en partenariat avec RCN et le Medef 54